Environnement

Un collectif citoyen opposé au compteur Linky

Le 17 février à 07h00

Une réunion publique est programmée jeudi 25 février pour constituer ce collectif.
Une réunion publique est programmée jeudi 25 février pour constituer ce collectif. (CP)

Jeudi 25 février, à 20h30, à l’immeuble André-Cayrol de Decazeville, se tiendra une réunion publique de ce qui pourrait rapidement devenir un collectif citoyen opposé à l’installation des tout nouveaux compteurs communicants d’ERDF Linky. Les personnes à l’origine de cette démarche, à l’image de Fabienne Chabrolin, Jean-Louis Calmettes ou Alain Zaratte, entendent ainsi «créer une dynamique pour dire non à ce nouveau dispositif».

«Le compteur Linky présente plusieurs dangers»

Un «non» qui, selon eux, peut émaner des particuliers, mais aussi et surtout des collectivités du Bassin, qui, à l’instar de toutes celle du pays, ont «le pouvoir de refuser ces installations par mesure de précaution et au titre de propriétaire du réseau de distribution électrique et donc, des compteurs».

Car toujours selon les protagonistes de cette démarche de refus, «le compteur Linky présente plusieurs dangers, notamment en matière d’ondes de radiofréquence. La liberté individuelle sera aussi mise à mal, sans parler de la facture d’électricité qui pourrait s’avérer plus lourde pour les consommateurs».

«Pourquoi pas ici?»

Le combat qu’entend mener le futur probable collectif aura au moins deux cibles: les particuliers, «qu’il faut alerter, qu’il faut informer» et les élus du territoire, afin que ces derniers prennent des délibérations pour refuser l’installation de ces nouveaux compteurs sur leur commune. Sachant que le Bassin ne sera pas concerné avant 2018. «Ce sera difficile, on le sait, admet Fabienne Chabrolin, qui est justement conseillère municipale à Cransac. Mais après tout, l’Allemagne a bien refusé la directive européenne qui oblige le passage à ce type de compteurs dans le cadre de la loi sur la transition énergétique. Alors pourquoi pas ici?»