Culture et Loisirs

L'Aveyronnais Stephan Gistau fonde le Conseil des sages du cirque

Le 06 janvier à 07h00

Stefan Gistau est Monsieur Loyal du cirque Amar.
Stefan Gistau est Monsieur Loyal du cirque Amar. (reproduction Centre Presse Aveyron)

L’Aveyronnais Stephan Gistau est le Monsieur Loyal du cirque Amar. Il est également vice-président et fondateur du Conseil des sages du cirque classique français. Il y a quelques mois il a lancé ce conseil qui regroupe douze personnalités extérieures au monde du cirque avec notamment pour but de réinstaurer le dialogue entre les artistes et les collectivités, parfois hostiles aux cirques. La première réunion de ce conseil a eu au mois d’octobre dernier, à Mâcon.

Comment est née l’idée de ce Conseil des sages du cirque classique français ?

Quand j’étais adjoint à la mairie de Firmi, à 19 ans, le maire de l’époque Roger Lajoie-Mazenc avait déjà mis en place une sorte de conseil des sages qui réunissait différentes personnalités de la ville. Je trouvais déjà l’idée bonne et 20 ans plus tard j’ai décidé de me l’approprier pour l’appliquer au monde du cirque.

Comment se compose ce conseil ?

Il est composé par douze personnes, venues de la France entière, extérieures au monde du cirque. Ils ont pour point commun d’être passionnés par cet art. Par exemple nous comptons parmi nous, Josette Cheval, ancienne maire-adjointe de Rouen et présidente du Conseil des sages du cirque classique français ou encore Alain Gibelin, haut fonctionnaire de la police national, Michel Louis, historien et directeur du zoo d’Amneville mais également des représentants des cirques Amar, Medrano, Joseph Bouglione, Arlette Gruss, Rudy Dumas.

Quel sera le rôle de ces sages ?

Ils auront pour rôle d’instaurer entre les municipalités, les collectivités ou des associations qui sont hostiles au cirque un dialogue. Il est important de les informer sur ce qu’est vraiment notre travail, sur la façon dont nous exerçons notre métier et surtout l’activité économique que nous générons pour les villes qui nous reçoivent. Nous plaiderons également notre cause devant le ministère de la Culture, puisque nous ne recevons actuellement aucune subvention. Montrer que le cirque est justement tout sauf le cirque est très important pour nous.

Pourquoi s’attacher à regrouper des personnalités qui évoluent hors du monde du cirque ?

Notre métier implique beaucoup de mobilité et une grande disponibilité. Avoir des personnes « fixes » permet de construire un dialogue continu et permanent avec tous. Et puis, nous pouvons également montrer que d’autres personnes se sentent concernées par notre profession.

Le cirque souffre-t-il d’une mauvaise image ?

Je ne crois pas. Le cirque est le deuxième loisir le plus populaire en France. Mais par méconnaissance certains ont des idées fausses sur la façon dont nous pratiquons les arts du cirque. Et c’est cette vérité que nous souhaitons rétablir.