Réquista

Réquista : l’ancienne institution Saint-Joseph vit ses derniers instants

Le 10 janvier à 07h00

Bientôt cet espace fera place à un parking et à des pavillons pour seniors.
Bientôt cet espace fera place à un parking et à des pavillons pour seniors. (Pierette Champon / Centre Presse Aveyron)

Dans quelques semaines, les bâtiments de ce qui fut l’institution Saint-Joseph vont disparaître à tout jamais. D’après un ouvrage de François Salesses sur l’histoire locale, publié dans les années 1960, 1844 marque l’arrivée à Réquista des filles de Sainte-Emilie de Vialar.

Installation improvisée dans une petite maison donnant sur la place des Rouenniers (actuelle place des Anciens Combattants). Existence pauvre sans autre garantie qu’un maigre secours de la commune par délibération du conseil municipal du 10 octobre 1844 le maire était M. Carcenac.

En 1847, Les sœurs ouvrent une école payante chargée de l’éducation des filles. En 1857, sœur Joséphine de Frementy acheta à M. Paulet un immeuble qui devint le couvent. Il sera agrandi en 1871.

Lors du décret de laïcisation de 1903, interdiction d’enseigner, les sœurs cèdent la place aux laïques et par elles l’école continue jusqu’en 1908 date de récupération du couvent par les sœurs. Un cours ménager est ouvert pour donner aux jeunes filles une éducation adaptée à leur milieu. Le but est de faire d’elles de bonnes mères de famille sachant coudre, cuisiner, faire le ménage sans trop réfléchir à leur condition afin qu’elles restent sur place en évitant de dépeupler la région. La poursuite d’études supérieures était très mal vue car elle obligeait les filles à partir vers la ville pour trouver un emploi.

En 1950, en complément à la maternelle et l’école primaire, un cours complémentaire est ouvert officiellement avec des classes allant de la 6e en 3e et permettant aux filles de passer leur BEPC tout en restant sur place. En 1964 les classes primaires sont mixtes et en 1965 le cours complémentaire est transféré à Saint-Louis et les sœurs de Saint-Joseph cèdent la place aux sœurs du Cœur de Marie de la Besse.