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RN88 à 2x2 voies : Jean-Claude Luche interpelle la ministre des Transports

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C’est dans le cadre de la séance des questions d’actualité au Gouvernement que Jean-Claude Luche, sénateur de l’Aveyron, a interpellé la ministre des Transports, Elisabeth Borne, sur l’aménagement de la RN88 à 2 x 2 voies entre Rodez et Sévérac.
Une intervention qui fait suite à l’entrevue qu’avait accordée la ministre aux parlementaires aveyronnais, qui étaient alors accompagnés de Jean-François Galliard, président du conseil départemental et d’Emmanuelle Gazel, représentant la Région, le 6 mars dernier.
« Nous vous avions fait savoir que les collectivités locales étaient prêtes à participer à hauteur de 50 % sur le financement, comme elles l’ont déjà fait entre Albi et Rodez, a rappelé en substance Jean-Claude Luche. Vous nous aviez promis une réponse rapide : qu’en est-il ? »

« Il y a urgence Madame la Ministre. Il y a urgence ! »

Le parlementaire aveyronnais a rappelé l’urgence d’un tel aménagement en terme de sécurité, alors que l’on dénombre trois morts sur cette portion depuis le début de l’année. « Et tant d’autres avant ! » Et Jean-Claude Luche de désigner, dans les travées du palais du Luxembourg, la cinquantaine de collégiens baraquevillois présents dans le cadre d’un voyage scolaire. « Faut-il attendre qu’ils soient à la retraite pour bénéficier de cet aménagement ? »
La réponse de la ministre a laissé sur sa faim l’élu aveyronnais. « Je suis consciente de la nécessité de sécuriser les routes françaises », a dit Elisabeth Borne, avant de rappeler que l’État avait programmé en 2018 près de 13 M€ pour l’aménagement de la RN88 autour de Baraqueville « pour une ouverture mi 2020 », et qu’une enveloppe était également destinée à l’aménagement la rocade de Rodez.
Mais pour Rodez - Sévérac, la ministre est restée très prudente. Elle a rappelé que l’aménagement du linéaire était estimé à environ 350 M€, ce qui suppose qu’on puisse envisager un phasage. « Or ce phasage n’est pas évident compte tenu que le tracé retenu s’éloigne assez largement de la route actuelle. J’ai demandé au préfet d’étudier les aménagements qui peuvent être réalisés sur la route actuelle. Je vous propose de refaire un point sur ce sujet d’ici la mi-juin », a conclu la ministre.
« Les collectivités se saigneront pour accompagner l’État », a lâché en retour un Jean-Claude Luche visiblement agacé par la réponse gouvernementale. « Faire des aménagements sur la route actuelle, c’est reporter la 2x2 voies des décennies », s’est-il par ailleurs ému. « Il y a urgence Madame la Ministre. Il y a urgence ! »

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