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Dominique Reynié, la science politique dans la peau

RODEZ /
15 sept. 2014 / 16h58

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L’histoire de Dominique Reynié, c’est d’abord celle d’une rencontre. Un jour de 1976, il est invité par son père, militant socialiste, à un débat organisé par la section ruthénoise du parti. Et au dîner qui s’en- suit. À ses côtés, un certain Michel Rocard, qui deviendra Premier ministre, et un jeune journaliste du Monde, Jean-Marie Colombani, appelé à devenir patron du quotidien français de référence une vingtaine d’années plus tard. Deux personnalités hors du commun qui font de ce moment "un souvenir très fort que je dois à mon père", estime-t-il. Un père militant socialiste pendant quelques années et rocardien convaincu.

Dilemme entre journalisme et science politique

Dominique Reynié a baigné dans cet environnement dès sa jeunesse. Mais ce Ruthénois, qui a passé toute son enfance dans la maison familiale située face à la piscine Saint-Éloi, va, lui, s’intéresser à la chose politique non pas pour en faire, mais pour l’observer. "La meilleure façon de l’analyser, je pensais à l’époque que c’était le journalisme", se souvient Dominique Reynié. Jusqu’à son entrée à Sciences Po Paris. Après une année d’études d’histoire à Toulouse, il y découvre la science politique et se lance dans la recherche.

Son aventure parisienne commence au foyer des jeunes travailleurs de la Cité des fleurs, dans le XVIIe arrondissement. Aussi connu sous l’appellation de Foyer des jeunes Aveyronnais, Cantaliens, Lozériens de Paris. Avec deux autres jeunes actifs, il partage une chambre. "On n’avait pas un rond; ça a été un très bon pied à l’étrier", explique-t-il. Une solidarité aveyronnaise que Dominique Reynié s’efforce de perpétuer en recevant des jeunes du département qui sont à Sciences Po ou qui veulent y entrer. Ce départ vers la capitale s’inscrit dans une tradition d’émigration qui a marqué la famille de Dominique Reynié, aveyronnaise pure souche. Aux États-Unis surtout en 1900, 1936 et 1945.

"Ils sont partis car ils avaient vraiment faim, des terres trop petites et trop d’enfants". En 1998, il est d’ailleurs aller leur rendre visite en Californie. "Ils parlent américain et français avec un fort accent aveyronnais", s’amuse-t-il.

Défenseur du musée Soulages

Bien qu’installé à Paris, Dominique Reynié ne se désintéresse pas de l’Aveyron, où il revient plusieurs fois par an. C’est même pour lui un "devoir moral" de porter attention à « son » département. Et prêche pour son développement et son ouverture. Il s’est ainsi toujours posé en défenseur du musée Soulages. "C’est un des plus grands peintres mondiaux et il est aveyronnais. Statistiquement, cela ne se reproduira plus", faisait-il remarquer aux plus sceptiques lors de sa construction. À l’image du viaduc de Millau, il prédisait même que le musée ferait taire ses détracteurs une fois construit.

"Vous aurez à Rodez des Américains, des Chinois, des Russes... et évidemment ils ne viendront pas pour rester seulement une heure", argumentait alors Dominique Reynié. "Ils vont forcément voir que c’est une région magnifique". Il n’en oublie pas pour autant la nécessité pour le département d’attirer les entreprises et d’être encore mieux désenclavé. Mais il ne doute pas de son potentiel : "L’Aveyron, c’est une sorte de Japon : une terre de traditions et d’innovation. Quand on est sur des terres difficiles, il faut toujours inventer".

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