Je m'abonne Je me connecte

Déja inscrit ? Connectez-vous

Fermer
Veuillez patienter ...
Erreur d'identification
Mot de passe oublié?

Innovation : la route solaire s’élance depuis l’Aveyron et Saint-Jean d’Alcapiès

28 déc. 2016 / 11h27

Publicité

La technologie est 100 % française comme s’enorgueillissent tous les élus et les représentants d’entreprises et d’institutions présents. Recherche française, panneaux photovoltaïques français, enrobage sous forme de millefeuille transparent capable de supporter 13 tonnes, prévu pour ne pas déraper, en résine transparente française…

Le lendemain de la présentation par Ségolène Royal du premier kilomètre de route solaire en Normandie, jeudi 22 décembre, des élus aveyronnais, au premier rang desquels Jérôme Rouve, maire de Saint-Jean-d’Alcapiès, présentait 24 m2 de technologie identiques.

Posés sur le parking du tout nouveau château communal Castel d’Alzac, fini une semaine avant Noël, un enrobé transparent, comprenant des cellules photovoltaïques, produit de l’électricité, comme des panneaux solaires, mais incorporé à la route.

"J’en ai entendu parler il y a un an, raconte Jérôme Rouve. J’ai appelé une première fois, ça n’a rien donné. Quand j’ai rappelé la deuxième fois, ils m’ont pris pour un fou. La troisième fois, ils se rappelaient de moi et j’ai pu avoir le directeur. Il m’a dit que ma commune était trop petite. Mais il avait des souvenirs aveyronnais, et se rappelait d’un certain Jean-Claude. Jean-Claude Luche. Je lui ai dit que c’était mon copain. Il m’a dit qu’il me faisait mes panneaux."

Un an plus tard, l’ancienne ferme rachetée, puis transformée en gîtes de luxe au court de l’année, par la petite commune possède donc une innovation française mondiale en phase de test.

Une folie

Le projet a coûté 62 000 €, près de trois fois plus qu’une installation photovoltaïque classique. Mais Jérôme Rouve a réussi à faire financer son projet à 70 % par le Parc des grands causses et à 20 % par le conseil départemental.

Amine Ahsayen, venu représenter Colas, l’entreprise en charge du projet, filiale de Bouygues, explique que le projet d’Alcapiès est le deuxième chantier test de la centaine que son entreprise prévoit de réaliser avant de commencer la réelle commercialisation de son produit.

Le Castel d’Acas, relié à l’installation par un compteur alimenté par des fils reliés aux capteurs du parking, possède donc aussi une petite station météo chargée de faire des relevés climatiques qui seront mis en lien avec le fonctionnement de l’installation. Les 24 m2 de modules installés doivent fournir 2 600 kWh/an. Ils correspondent à la consommation d’un logement pour quatre habitants.

Pour Jérôme Rouve, "c’est la preuve qu’une petite commune est capable de lancer quelque chose et d’épauler une société qui teste ses inventions". Pour Alain Fauconnier, président du Parc, c’est "une folie. Qui devrait fonctionner".

Une premièreau niveau mondial ?

Est-ce que les Chinois ont doublé les Français sur ce coup-là ? On ne sait pas trop. Mais si l’on en croit l’entreprise Colas, qui défend son produit, intitulé Wattway, le kilomètre de route solaire qui a vu le jour en Normandie et les 24 m2 du parking du Castel d’Alcas, seraient les seuls au monde.

La technologie photovoltaïque est la même que celle des panneaux solaires qui produisent de l’électricité reversée dans le réseau électrique et servant, au passage, à alimenter le château en électricité. Sauf que là, les microcapteurs solaires reliés par un fil à un onduleur qui alimente le réseau, sont enfermés dans un "millefeuille" d’enrobage transparent prévu pour résister au passage des poids lourds, à des températures extrêmes de -80 °C et +80 °C, au feu et dont la longévité est prévue pour 15 ans. La composition de ces composants résineux couplés à du verre pour sa porosité est, quant à elle, protégée par un brevet…

Publicité

iframes

Publicité

LE FIL INFO AVEYRON
iframes
Suivez-nous
SORTIR
LES DOSSIERS
INSOLITE

Publicité