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Marc Pellegrin dans l’œil de Google

07 nov. 2014 / 10h33

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Boussole et badge officiel du «photographe agréé» autour du cou, Marc Pellegrin ne lâche plus son trépied et encore moins son objectif circulaire 180°. À tel point qu’il a tiré, il y a quelques jours à peine, un trait sur son activité de commercial en bureautique pour se consacrer exclusivement à Google et ses «visites virtuelles pour les pros».

«Aller plus loin» que Google Street View

Depuis quelques années, l’application «Google StreetView» (vue de la rue, en français) du géant américain cartonne. Celle-là même qui, grâce à des prises de vues panoramiques, permet de se téléporter aux quatre coins du monde en un clic. Presqu’aucun axe routier public n’a échappé aux caméras embarquées Google.

Désormais, grâce à Marc Pellegrin et quelque 170 photographes français agréés, les caméras s’immiscent dans les boutiques, restaurants, agences immobilières, musées et autres salles de spectacle. «Il s’agit d’aller encore plus loin, là où la voiture ne passe pas», confie l’intéressé, à qui plus de 300 professionnels aveyronnais ont déjà ouvert leurs portes. Ainsi, la cité des insectes Micropolis, la Forge de Laguiole ou encore le centre culturel castonétois La Baleine se visitent désormais sur la toile, et sans ticket.

«Quand vous passez devant l’un de ces lieux sur Google Street, une flèche vous permet désormais d’entrer et de vous promener dans les différentes pièces», explique, le plus simplement du monde, Marc Pellegrin. En amont, ce dernier démarche les professionnels, shoote coins et recoins des locaux qu’il visite, assemble ces centaines de photos avant de rendre un produit fini: une visite virtuelle, visible sur Google Street et exportable sur n’importe quel site ou réseau social, pour des forfaits variant de 450 à 850 selon la surface.

200 photos sont nécessaires pour une surface moyenne.

Business "no limit"

Contacté par Google pour son profil à la croisée de la photographie et du commercial, le Lyonnais d’origine n’a pas hésité l’espace d’une seconde. «À l’époque, je vendais déjà des visites virtuelles privées. Quand j’ai été contacté, j’ai eu le choix de jouer avec Google ou contre lui. La décision est vite prise.» Alors, après trois semaines de «bûche acharnée» et un examen en poche, le voilà «agréé». «Je suis plus que convaincu de l’intérêt de ce produit qui a de l’avenir. C’est un business “no limit”, un marché inépuisable», sourit-il alors.

Et d’avancer les trois raisons du succès: «Je m’occupe de tout; j’ouvre à mes clients la première vitrine commerciale du monde qu’est Google et j’optimise leur référencement, c’est-à-dire que quand on tape le nom de l’enseigne dans le moteur de recherche Google, celle-ci remonte automatiquement dans la liste de résultats, offrant une meilleure visibilité». S’il vient de quitter son emploi, le costume de commercial de Marc Pellegrin n’est jamais loin et les arguments de vente ne manquent pas.  «Je vends une prestation complémentaire à la publicité éphémère, à la fois unique, sans engagement et... à vie. Pour un petit commerçant qui n’a ni les moyens ni les compétences pour animer un site web, c’est la solution parfaite, livrée sur un trépied.» Seul en piste en Aveyron, le succès est encore à ses balbutiements. Et déjà de bon augure.

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