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Maternité de Decazeville. Le directeur se veut raisonnablement optimiste

11 janv. 2017 / 07h01

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Une longue expérience

Originaire de Hyères dans le département du Var, Jean-Pierre Pavone est arrivé à Decazeville en septembre 2015 en qualité d’adjoint au directeur Dominique Perrier. Au départ à la retraite de ce dernier, intervenu le 1er mai 2016, il en a assuré l’intérim. Il a été installé définitivement dans ses fonctions de directeur en date du 1er décembre 2016. Il a exercé précédemment à Uzès en qualité de directeur adjoint du centre hospitalier, avant encore et déjà comme directeur adjoint à l’hôpital de Montereau, après avoir été «une victime collatérale» de la fermeture des «hôpitaux de Luchon».

Que les choses soient claires d’entrée de jeu, Jean-Pierre Pavone n’est pas là pour expédier les affaires courantes ! Son objectif dans l’immédiat c’est de tout mettre en œuvre pour que la maternité rouvre ses portes le plus rapidement possible, si possible même avant la date du 30 juin qui marque le terme accordé par Mme Monique Cavalier la directrice générale de l’Agence Régionale de Santé (ARS Occitanie). Et il se veut «raisonnablement optimiste» car il constate qu’il n’est pas seul.

« Ça fait vraiment du bien de voir qu’on a du soutien. Les personnels sont avec nous, et grâce au Tous Ensemble on est véritablement porté par tout le territoire, ses élus, ses décideurs, sa population… Ici on est attaché à son hôpital public et on veut que cela reste un hôpital de plein exercice. Pour cela il faut que l’on soit résolument tourné vers l’avenir. On doit conserver la maternité sous peine que ce soit tout l’hôpital qui soit détricoté. Il faut donc tenir bon sur ce volet. Mais parallèlement à ça il faut que nous nous prévalions d’un véritable projet d’établissement. En août dernier, j’ai été reçu à l’ARS et nous avons exposé ces projets. L’un d’eux concerne le développement d’une filière de médecine gériatrique. On a été entendu. 60 000 € nous ont été accordés pour mettre en place une équipe mobile de gériatrie ».

Un autre projet concerne la chirurgie ambulatoire. Il est question de lui consacrer une unité dédiée, avec son personnel attitré. Cela devrait être mis en place cette année. Un autre axe de développement consiste à valoriser les consultations externes de l’hôpital. C’est vrai pour l’imagerie comme c’est vrai pour les analyses médicales. Un autre axe encore est constitué par le doublement de la MAS (Maison d’accueil spécialisée) qui accueille des traumatisés crâniens.

« Il y a de la place pour tout le monde ! »

« Nous pensons qu’il y a de la place pour tout le monde sur ce territoire. Notre territoire a besoin d’un hôpital de plein exercice, mais nous devons tous être humbles et professionnels. Si il y a des carences, des manquements, cela doit être corrigé. Pour repartir, la maternité a besoin d’un pédiatre, d’un gynécologue obstétricien. Nous avons des contacts. Et j’espère en outre que l’ARS va venir participer aux travaux du GHT afin d’harmoniser tout ça et de veiller à ce qu’aucun des trois établissements concernés ne tire la couverture à lui. L’ARS doit faire en sorte que les trois établissements hospitaliers du territoire aient un positionnement équitable et que chacun d’eux soit respectueux de son voisin. C’est comme ça que doit s’entendre la coopération interhospitalière ! Tout ce qui relève de notre seul ressort est fait ou sur le point de l’être totalement, formation des sages-femmes, présence d’une auxiliaire de puériculture supplémentaire. Pour le reste, on doit pouvoir s’appuyer sur le GHT et la fédération couple-enfants. »

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