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Véhicules diesel. Pourquoi les salariés de l'usine Bosch sont inquiets ?

13 oct. 2016 / 18h05

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Déjà en perte de vitesse, les voitures diesel devraient perdre leur statut de modèles préférés des Français avec la décision gouvernementale de mettre l'essence sur un pied d'égalité avec le gazole pour les flottes professionnelles, soit la moitié des ventes neuves. Les entreprises pourront déduire 80% de la TVA appliquée sur l'essence, comme c'est le cas actuellement pour le gazole, a expliqué jeudi la ministre de l'Energie Ségolène Royal, évoquant sur France 2 une mesure qui se fera de façon progressive "en deux ans".

"On ne va pas retirer un avantage au diesel pour tenir compte de la place de l'industrie du diesel (en France, ndlr), pour lui donner le temps de cette mutation vers les transports propres, mais il n'y a aucune raison que l'essence ait un désavantage", a-t-elle indiqué. La première étape de ce rééquilibrage fiscal entrera en vigueur dès le 1er janvier, a-t-on précisé au ministère de l'Energie.

"On a des craintes sur l'emploi à Rodez"

Cette annonce intervient au lendemain de la présentation d'un rapport parlementaire qui, au nom de "la neutralité technologique et fiscale", préconisait une "suppression progressive de tous les avantages fiscaux au diesel en cinq ans, y compris pour les véhicules d'entreprise". Un amendement au projet de loi de finances 2017 prévoyant l'alignement progressif, en cinq ans et non deux, de la déductibilité des deux carburants a été voté mercredi.

Une éventualité qui a fait vivement réagir dans l'industrie automobile et notamment les salariés de Bosch Aveyron. "Nous travaillons uniquement pour le diesel, alors bien sûr que la situation nous préoccupe", constate Yannick Anglarès pour la CGT. "A plus ou moins long terme, on a des craintes sur l'emploi à Rodez. On a déjà l'exemple de l'usine de Vénissieux, qui avait été reconvertie pour fabriquer des panneaux solaires. Ces fabrications ont disparu, et il y a maintenant un plan social pour fermer l'usine", explique le délégué syndical. 

"Chasse au diesel" 

"Un investissement était également programmé début 2017 sur notre site, pour une deuxième ligne d'injecteurs, poursuit le délégué. Nous avons peur que ces investissements soient remis en cause", termine le délégué syndical CGT. La veille, un autre syndicat du constructeur français PSA a estimé qu'une "chasse au diesel" menacerait "d'impacter violemment l'emploi" dans l'industrie automobile et notamment chez PSA, où "18 000 emplois européens dépendent" de ce type de moteur. En Aveyron, l'usine Bosch emploie 1600 salariés et génère 9 000 emplois indirects (Source La Tribune, 2015). 

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