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Fondation du patrimoine : les 10 chantiers de restauration 2017

01 janv. 2018 / 07h00

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Depuis son lancement officiel à Millau par le Président Chirac, la Fondation du Patrimoine entretient des liens particuliers avec l’Aveyron. Son équipe, forte de ses six délégués territoriaux (Marie-Thérèse Foulquier, Louis Causse, Bernard Fournier-Eche, Patrice Lemoux, René Mouysset et Raymond Vernet), a répondu encore en 2017 aux sollicitations des porteurs de projets collectifs, par dix nouvelles souscriptions signées pour un montant de 450 000 € de travaux à réaliser (pour l’ensemble des souscriptions en cours, plus de 125 000 € de dons ont été ainsi collectés), et privés, par dix nouveaux labels et 250 000€ de travaux rendus possibles par un engagement sans faille depuis 15 ans du conseil départemental. Dans la poursuite de son action, la Fondation lancera dès janvier 2018 le club des entreprises mécènes du Patrimoine Rouergue Aveyron qui sera le quatrième club de l’ancienne région Midi-Pyrénées.

En attendant, résumé des réalisations 2017 :

Église du hameau de Blanc, à Peux-et-Couffouleux

Situé à la limite avec le département du Tarn, le hameau de Blanc se dresse sur la crête, en bordure des Monts de Lacaune. Son église est bâtie sur un éperon rocheux. Ce monument construit originellement en château a été transformé au XIXe siècle en église. Progressivement abandonnée après l’effondrement de sa toiture en 1977, cette église est sauvée de la ruine à partir de l’an 2000 par l’association Blanc Sauvegarde Réhabilitation qui œuvre en collaboration avec la commune pour sa conservation et sa valorisation. La réalisation de travaux urgents de consolidation et de restauration, pour mettre l’édifice hors d’eau et hors d’air, ainsi que de travaux sécuritaires ont permis d’accueillir des manifestations culturelles de qualité. Aujourd’hui, des travaux projetés de réfection des maçonneries et de remise en valeur de décors peints à partir de vestiges existants, sont certes conséquents mais indispensables.

Centre historique du village de Prades-d’Aubrac

Situé à 888 mètres d’altitude, en Aubrac, le village de Prades, dont le nom occitan signifie prairies, s’étend sur plusieurs niveaux de terrasses. Prades-d’Aubrac, véritable trait d’union entre la vallée du Lot et l’Aubrac, offre une diversité et une richesse de paysages exceptionnels. Son patrimoine bâti, caractéristique du Sud Massif Central, utilise des matériaux locaux tels que la pierre pour les murs, la lauze de schiste pour les couvertures.

Le bourg ancien nécessite une réhabilitation destinée à conserver et à mettre en valeur son patrimoine, tout particulièrement le monument aux morts, les escaliers en pierres... Aujourd’hui, un programme d’envergure, dédié à la rénovation et à la valorisation du centre historique, est conduit dans le village.

Église Saint-Pierre-ès-Liens, de Campuac

Le cœur du village nord-aveyronnais de Campuac bat au sommet du clocher de son église. Dédié à Saint-Pierre-ès-Liens, ce monument a été reconstruit au XIXe siècle grâce aux matériaux traditionnels, tels que le grès rouge, issus de l’église prieurale originelle. Ce dernier abrite un carillon de trois cloches singulières qui rythment depuis toujours la vie du village. Depuis 1955, les membres de la famille Sabo, rares descendants de sonneurs de cloches en France, les font tinter tous les jours à midi et pour l’angélus, par tous les temps, chacun à leur façon, pour les offices, les baptêmes, les mariages, les enterrements. Avant Pâques, les cloches, « parties à Rome », se reposent seulement trois jours avant que la musique mélodieuse ne recommence quotidiennement.

De plus, du 13 au 24 décembre, les calendes qui alternent carillons et battements à toute volée, augmentent chaque jour pour annoncer la fête de Noël. Chaque année, des visiteurs rejoignent le clocher pour assister à ce spectacle rare et enchanteur. Au sein de ce campanile, une cloche particulière, datant de 1849 et lourde de 700 kg, compose ce patrimoine campanaire qui menace de se fendre, d’où une nécessité urgente de la restaurer. Il en va de même pour le cadran situé face au clocher.

Église de Laroque à Fayet

Située à l’extrémité sud du département de l’Aveyron, la commune de Fayet dispose d’un riche patrimoine bâti, caractérisé notamment par deux châteaux privés, trois lavoirs, deux églises dont celle de Laroque. Bâti en 1836, cet édifice religieux a déjà bénéficié ces dernières années d’un programme municipal de conservation, avec la restauration traditionnelle de l’ensemble de sa toiture (y compris le clocher) et de ses principales façades extérieures. Les habitants de Laroque ont contribué à cette rénovation par la réfection des bancs et de la porte du monument qui leur fut confiées.

De nos jours, l’intérieur de l’église souffre de l’usure du temps et nécessite une campagne prioritaire de préservation de ses vitraux et surtout de ses peintures murales.

Église Saint-Jacques de Salsac à Saint-Beauzely

L’église Saint-Jacques de Salsac est localisée en amont de la vallée de la Muse, sur le territoire de la commune de Saint-Beauzély. Cet édifice préroman et roman des Xe et XIIe siècles est bâti en pierres de grès et couvert en lauzes de schiste. Probablement construite sur les bases d’une villa gallo-romaine, située au bord de l’ancien chemin, reliant la voie romaine de Millau à Rodez par Ségur, cette église est dotée de détails architecturaux de qualité : voûte en plein cintre, fragments de peintures. Affecté à une activité agricole durant de nombreuses années, cet édifice nécessite aujourd’hui un programme de réhabilitation.

Église Saint-Sauveur, à Comps-la-Grand-Ville

L’église Saint-Sauveur domine le lieu-dit Pont-de-Grandfuel, dans la vallée du Viaur. Une partie de son ancien presbytère, était une dépendance de l’abbaye bénédictine Saint-Victor de Marseille, cité dans un cartulaire de 1079. L’église actuelle, datée du XVe siècle, a été fortifiée au XVIe siècle puis remaniée au XVIIIe siècle. En 1238, lors d’une croisade, le roi Saint Louis (Louis IX) acquit auprès d’empereurs byzantins, la Couronne d’épines du Christ. Une des épines fut donnée, le 9 août 1758, à l’église Saint-Sauveur par le prieur de Calmont-d’Olt, l’ayant reçu en reconnaissance. À la suite de ce don, un retable et une chaire, protégés au titre des Monuments Historiques, sont venus enrichir son intérieur. Régulièrement entretenu grâce à l’implication d’une association de passionnés, l’édifice nécessite aujourd’hui une rénovation de ses enduits extérieurs.

Église Sainte-Marie-Madeleine de Belcastel

Au cœur du célèbre village aveyronnais, l’église paroissiale Sainte Marie-Madeleine abrite un remarquable patrimoine mobilier. Cinq statues du XVe siècle sont protégées, au titre d’objets, par les Monuments Historiques. Un tableau de 1846 représentant le « Double Don du Rosaire » enrichit l’intérieur de cet édifice religieux, tout comme un écusson en pierre du XVe siècle, reproduisant l’emblème de la famille seigneuriale de Saunhac. Aujourd’hui, le tableau et la statuaire nécessitent un programme complet de protection, de restauration et de mise en valeur.

Maison de Ville, de Saint-Félix-de-Sorgues

Siège d’une importante commanderie hospitalière sud-rouergate, le village garde des monuments emblématiques ainsi que des détails architecturaux témoignant de sa riche histoire. Outre le célèbre pont vieux qui enjambe la rivière Sorgues, les vestiges d’un château et des remparts du fort qui protégeait la cité sont encore perceptibles de nos jours. Un bâti dénommé « Maison de Ville » est situé au cœur du centre ancien. Il fut réhabilité et utilisé en bibliothèque intercommunale. Adjacents à cette bâtisse traditionnelle, un escalier et une voûte ont été récemment découverts et nécessitent une urgente sauvegarde et restauration.

Noria, moulin-manège et aqueduc de Camarès

En Sud-Aveyron, la commune de Camarès détient un moulin abritant une noria, qui s’étend sur deux niveaux. Au-dessous, se trouve une écurie qui entoure un puits, constitué d’un tube maçonné de grès à section rectangulaire d’environ 3 mètres sur 2, pour 10 mètres de hauteur. Il est accessible par une rampe où la noria est centrée pour y développer un rayon de rotation maximum de 3 mètres. En son sein, 40 augets de 12 litres de contenance sont suspendus à une chaîne de 40 maillons. Ces augets versent l’eau dans un caisson en zinc, qui alimente un tuyau en fonte inclus dans l’épaisseur du plancher. Un canal implanté sur la limite de propriété, aujourd’hui de 112 mètres de longueur, ramène l’eau jusqu’à la rue du Barry, qui fut l’entrée du bourg au XVIIIe siècle. Ce canal est inclus dans l’épaisseur du mur et traverse les piles des arches. Des gargouilles versaient à l’époque vers les cultures ou les canaux annexes, disparus de nos jours, ainsi que dans un bassin situé environ au milieu du réseau.

Monument aux morts de Lassouts

Le 4 septembre 1921, Jean-Baptiste Deltort, président du Comité pour l’érection et président de l’Amicale des enfants de Lassout à Paris remet officiellement le monument aux morts à Jacques Talon, maire de Lassouts. Le monument est érigé sur un terrain donné par une habitante de la commune. Le socle a été réalisé par M. Monmoton, artisan local. La Fondation manque d’information sur l’atelier qui a sculpté le buste du poilu. Appel aux témoignages...

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