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J’ai vu Johnny à Rodez, le 8 novembre 1995 : un show épique...

Il était des 2500 spectateurs venus acclamer l’idole des jeunes dans un amphithéâtre chauffé à blanc. Vingt-deux ans après, François nous raconte son concert : mémorable à plus d’un titre.

06 déc. 2017 / 18h35

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C’était un 8 novembre, en 1995. Ma copine et moi, accompagnés de quelques amis, allions être les témoins du concert donné par Johnny Hallyday à l’Amphithéâtre de Rodez. Nous n’étions pas à proprement parler des fans de Johnny. Davantage des amateurs de musique curieux de voir la bête de scène pour de vrai.

La salle était sans surprise surchauffée par des groupies de tous âges, mais aussi par des rockers sur le retour. Dans la fosse, au quarantième ou cinquantième rang, nous avions une bonne vue d’ensemble de la scène.

Dans une semi-obscurité savamment orchestrée, les musiciens sont arrivés les premiers, chacun prenant place derrière son instrument. Johnny s’est fait attendre. Un peu. Presque beaucoup. Une attente qui provoqua quelques petits mouvements d’humeur parmi les spectateurs. Jusqu’à ce que la star, scintillante, apparaisse enfin dans un déluge de lumière au sommet d’un escalier blanc disposé au milieu du décor.

Des « hoooo ! » de stupeur

Les cris et les sifflets, assourdissants, ont alors envahi la salle enfumée. Johnny commença à descendre les marches. Doucement. Bizarrement, comme s’il éprouvait des difficultés à marcher. Il trébucha, retrouvant son équilibre juste ce qu’il fallait pour éviter la chute. Des « hoooo ! » de stupeur, teintés d’inquiétude, retentirent dans le public. Immédiatement couverts par les premiers accords envoyés par les musiciens pour, peut-être, détourner l’attention. Le son était costaud. Propre.

Professionnel.

La mise en scène était au diapason, sans être exagérée, en rapport avec la taille de la salle ruthénoise. Erick Bamy, choriste attitré de Johnny depuis 1975, dont le timbre de voix était stupéfiant de similitude avec le « boss », semblait curieusement être le vrai patron vocal des morceaux de légende qui se succédaient à un rythme effréné, tandis que Johnny en oubliait parfois de mettre le micro devant sa bouche...

Faire une pause...

Nous avons été quelques-uns, peut-être beaucoup, à remarquer qu’en ce 8 novembre 1995, Johnny n’était pas dans un grand soir. Sans parler de son entrée chancelante, son comportement sur scène laissait à penser que quelque chose clochait. Quoi ? Allez savoir...

Au milieu du concert, Erick Bamy, encore lui, expliqua au public que Johnny devait faire une pause, laissant aux musiciens, des instrumentistes au talent confirmé, le soin de meubler l’espace sonore avec des accents de blues et de rythm’blues. Un pur régal.

Un micro à hauteur... de ceinture

Une vingtaine de minutes plus tard, les choses reprirent leur cours « quasi normal ». Johnny, revenu des coulisses dans un énième costume de scène, semblait un peu mieux dans son élément, Erick Bamy toujours cantonné à son rôle de soutien (leader ?) vocal. Et puis, en fin de concert, il s’attaqua à un monument d’Edith Piaf : « L’Hymne à l’amour ».

Seul, a capella, Johnny s’en sortait assez péniblement. Et comme il était dit que ce concert ruthénois ne devait pas être son meilleur, le pied du micro céda, ramenant ce dernier à hauteur de la ceinture du chanteur... Qui mit quelques secondes à s’apercevoir de l’incident...

Ainsi se termina plus ou moins la prestation ruthénoise de Johnny Hallyday. Pas des plus abouties. Loin s’en faut. Mais les fans aveyronnais, ce soir de novembre 1995, les vrais, ne lui en ont sûrement pas voulu, trop heureux d’avoir pu ainsi approcher leur idole, même fatiguée, d’un peu plus près.

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