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Pêche : des carnassiers en automne, pour entrer dans la légende !

08 déc. 2017 / 07h00

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Bien que la pêche des carnassiers en automne ou en hiver réserve de belles surprises, ses adeptes savent par expérience que cette pêche spécifique dure toute l’année ! Même en été, période souvent réputée délicate, certains réussissent très bien. À Pareloup et certainement ailleurs, des parties de pêche mémorables ont eu lieu entre les 14 juillet et 15 août derniers. En réalité, les pêcheurs qui bravent le froid, l’humidité et parfois un brouillard à couper au couteau, apprécient cette période parce qu’ils peuvent pratiquer des techniques qu’ils affectionnent tout particulièrement. Des techniques qui sont par ailleurs, et c’est logique, les plus adaptées au comportement du poisson.

En effet, dès que les températures baissent de manière sensible et durable, en dessous de 12 °C, on l’a déjà dit, le cheptel piscicole, toutes espèces confondues, se déplace vers des zones plus profondes. Il y retrouve en effet, une thermie plus élevée, favorable à son métabolisme.

Repérer des bancs de poissons blancs

En barrage, au mois de novembre, les poissons se situent le plus souvent entre 8 et 15 m. Puis par grand froid, ils évoluent à 17, voire 25 m de profondeur, et plus exceptionnellement à 30 m. Mais chaque espèce a ses propres particularités. Les petits poissons blancs (gardons, ablettes), mais aussi les petites perches, forment de véritables « boules de vifs », dont on n’explique pas de manière certaine l’origine. Est-ce une stratégie pour se protéger des prédateurs, parce qu’il manque à ces profondeurs des abris où se réfugier ? Rien de moins sûr. La seule chose que révèlent de manière certaine les échosondeurs, est le déplacement de centaines d’individus, que suivent et surveillent - à la manière d’un chien de troupeau - des perches, elles aussi regroupées, mais dans des proportions moindres. Puis à la périphérie de ce premier « cercle », les échosondeurs permettent aussi de repérer, ou de deviner parfois, les autres carnassiers, au comportement plus solitaire. Les brochets, les sandres et encore des perches, mais cette fois les plus grosses (lire par ailleurs).

Différentes techniques de pêche

Ce qu’apprécient les pêcheurs à cette saison, c’est aussi de pouvoir pratiquer de nombreuses techniques de pêche, parfois différentes des mois précédents. Parmi celles les plus utilisées en bateau, il faut citer la pêche en verticale. Après avoir repéré des vifs, et à proximité, des carnassiers, le pêcheur doit faire vivre son leurre au bon rythme et à la bonne hauteur, et surtout ressentir la touche, parfois très subtile. Les leurres disponibles sont très nombreux. On pourra par exemple choisir des leurres souples (shad, finess), des imitations de poissons, montés sur des têtes plombées. Ou des leurres durs : lipless (poissons durs et bruiteurs, sans bavette), des lames, des jigs. Il y a encore les imitations d’écrevisses et l’incontournable plomb palette, très efficace pour la perche notamment, et qui a l’avantage d’être utilisable du bord, au lancer-ramener, mais à partir d’un pont, d’un barrage.

À partir du bord justement, là aussi les possibilités sont nombreuses pour faire pêche. Est toujours pratiquée la pêche au « posé », avec un poisson mort ou vif, pour prendre de gros sandres. Certains réussissent très bien avec un gros ver « canadien », ou un vif, ramené doucement et lesté à l’aide d’une simple olive.

En définitive, et quelque soit la technique et le lieu de pêche choisis, prendre un poisson quand tout le monde est au chaud, devant sa télé, aura toujours une saveur particulière. Malgré ses moufles entortillées dans le fil du moulinet, et le nez qui pique, le pêcheur « par temps froid », sait que pour rien au monde il ne voudrait être ailleurs.

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