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Aveyron : la production en électricité de l’unité Lot-Truyère en baisse en 2017

L’unité de production Lot-Truyère a produit 60 % d’électricité en 2017 par rapport à une année normale. Entretien avec Frédéric Corrégé, directeur de l’unité.

11 janv. 2018 / 07h00

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L’unité de production Lot-Truyère a produit 60 % d’électricité en 2017 par rapport à une année normale. Entretien avec Frédéric Corrégé, directeur de l’unité.

La situation de l’unité de production Lot-Truyère que vous dirigez depuis deux ans est-elle satisfaisante ?

Nous avons deux grands objectifs à rappeler : avoir une production à disposition pour passer les pointes de con- sommation à 19 et 8 heures et avoir de l’eau dans les barrages. Celle-ci est inférieure à la normale à cause de la sécheresse mais en quantité suffisante. Toute l’année il y a eu de faibles précipitations, on a peu produit pour les côtes touristiques. Les machines étaient en maintenance pendant l’été. A l’automne, le niveau des lacs a baissé car nous avons augmenté la production pour répondre à la période de froid. Mais c’est une gestion habituelle. On affine chaque semaine notre Plan d’eau en se basant sur l’évolution de la rivière depuis ces quarante dernières années. En 2017, pour soutenir le lit du Lot, notamment pour la pêche et le tourisme avec la navigabilité, 33 millions de m3 ont été versés jusqu’à la confluence de Bordeaux. Nous étions 10 m en dessous de la moyenne dans chaque retenue début décembre, nous en avons récupéré 5 m sur ce dernier mois de l’année. Au final, on a peu produit cette année, 60 % d’une année normale, mais nous avons 97 % de notre puissance à disposition.

Quels sont les chantiers prévus pour 2018 ?

2018 sera une année calme. Il y aura des travaux de maintenance sur un alternateur à Grand Val et un groupe de production à Brommat, soit à chaque fois une cinquantaine de personnes présentes pour un chantier. En revanche, en 2019 on reprendra des gros travaux avec l’examen du troisième groupe de production de Montézic qui en compte quatre. Nous avons examiné le second cette année. C’est à chaque fois plusieurs millions d’euros investis car l’unité Lot-Truyère représente l’équivalent de deux réacteurs nucléaires dont l’un avec la seule usine de Montézic, soit 10 % de la production hydraulique Française.

Où en est le dossier tant attendu du renouvellement des concessions hydrauliques qui concerne Lot et Truyère ?

La situation reste identique. Brommat et Sarrans sont arrivés à échéance. Les modalités issues de la loi sur la transition énergétique portent toujours sur une mise en concurrence ou sur une prolongation. Le projet examiné porte sur un investissement dans la vallée d’un milliard d’euros pour augmenter la puissance avec une prolongation de la concession. Ce projet est étudié par le Gouvernement et la Commission Européenne.

Quel est l’intérêt d’augmenter la puissance ?

Cela permet de produire plus sur une période plus courte. Cela permet aussi de soutenir davantage l’éolien et le solaire car le problème de ces deux énergies est qu’elles sont intermittentes.

En parlant de développement de ressources énergétiques, EDF vient d’arrêter son projet hydraulique avec les courants marins en Bretagne qui a coûté 50M€. Qu’en pensez-vous ?

Plusieurs essais ont été menés, c’était expérimental. Il s’agissait d’un milieu compliqué, salé. Vu d’aujourd’hui, cela reste à la marge.

Pour en revenir au local, est-ce que les travaux sur le pont de la Truyère à Entraygues ont une incidence pour EDF ?

Non. Aucune incidence. Tout est mené en amont, en concertation. On est toujours en contact comme nous le faisons pour les activités touristiques avec des lâchers d’eau pour les bases de canoë et la pêche. Il est bon de rappeler que 200 personnes sont employées dans la vallée par EDF. Nous sommes liés à l’histoire locale par nos ouvrages comme celui de Brommat remontant aux années trente.

Que peut-on souhaiter à l’unité Lot-Truyère pour 2018 ?

De l’eau ! Une bonne hydroélectricité et peu d’avarie. Le temps est doux, le début d’année 2018 devrait permettre de remonter au niveau normal.

$!Frédéric Corrégé, directeur EDF Lot-Truyère depuis deux ans.
Frédéric Corrégé, directeur EDF Lot-Truyère depuis deux ans.

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