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Inquiète, l’intersyndicale de Bosch fait valoir le droit d’alerte

L’une des deux lignes de fabrication d’injecteurs common rail pourrait disparaître à l’horizon 2020. 300 emplois sont en jeu.

28 juin 2017 / 07h00

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Le président de Bosch France, Heiko Carrié, se déplace rarement sur le site de Rodez. Venu en terre aveyronnaise pour présider le Comité central extraordinaire, demandé par l’intersyndicale, pour évoquer l’avenir de l’usine, l’ancien avocat s’est prêté, mardi en début d‘après-midi, au jeu des questions-réponses, devant plusieurs centaines de salariés. « Vous dites que vous vous battez pour le diesel, nous, on se bat pour l’emploi », a lancé un ouvrier. « La France n’est plus dans les petits papiers de Bosch », a renchéri un autre. « La France reste au cœur de la stratégie Bosch. Nous sommes le principal employeur industriel allemand en France. La France est l’un des pays où Bosch investit le plus. Nous avons un rôle à jouer, nous allons le jouer », a répondu le numéro un français, qui était accompagné par le directeur des ressources humaines national, Dominique Olivier.

« La vérité, c’est 300 personnes de trop en 2020 ! »

Autant dire tout de suite que les propos se voulant rassurants d’Heiko Carrié n’ont pas vraiment convaincu les représentants du personnel. « Ils ne mettent pas les mots sur les bonnes choses, a commenté Julien Rul de Sud. La vérité, c’est 300 personnes de trop en 2020, alors que les départs naturels n’en concernent que 65. Il nous manque encore beaucoup de réponses. Cette part d’inconnue crée automatiquement de l’angoisse. »

Et Rudy Martins de la CGT d’ajouter : « La France est, cette année, l’avant-dernier pays au niveau mondial pour les investissements de Bosch. Dans le même temps, Bosch prend 12 millions d’euros d’argent public...»

Au final, à l’issue du comité central extraordinaire, comme elle l’avait envisagé, l’intersyndicale Sud, CGT, FO, a fait valoir le droit d’alerte.

Qu’est ce que le droit d’alerte ?

La loi a institué une procédure d’alerte interne à l’entreprise qui permet au comité d’entreprise (CE) de saisir les organes chargés de l’administration ou de la surveillance de l’entreprise, lorsqu’il a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise. Il peut, à cette occasion, se faire assister d’un expert-comptable, dont les frais sont à la charge de l’entreprise. Concrètement, le CE, dans un premier temps, interroge le chef d’entreprise. En l’absence de réponse ou en cas de réponse non satisfaisante, il déclenche la procédure de droit d’alerte.

Deux lignes à Rodez, 12 en Turquie !

« Aujourd’hui, nous sommes dans le flou le plus complet, a expliqué, devant les journalistes, Rudy Martins (CGT). La direction est dans des hypothèses. Même les plus optimistes avec une ligne 2.20 en 2020 (NDLR : cela provoquerait la disparition de 300 emplois) ne nous satisfont pas. Nous voulons construire une action collective pour défendre le site et ses1600 emplois. » Et de préciser : « A Rodez, nous avons 2 lignes de fabrication d’injecteurs common rail, dans l’usine de Bursa en Turquie, il y en a 12 ! Nous demandons au groupe de faire un effort dans la répartition du marché. Quand Bosch enregistre une baisse de 10 % au niveau mondial, cela se traduit par une perte de 37 % sur le site de Rodez. La répartition n’est pas bonne. »

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