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L’intersyndicale de Bosch repart de Bercy sans aucune garantie

Les représentants de l’intersyndicale ont été reçus hier au ministère de l’Économie et des finances. Ils y ont exposé leurs exigences, ont été entendus mais ne sont repartis avec aucune garantie.

16 janv. 2018 / 19h10

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C’est donc à Paris, au ministère de l’Économie et des Finances, que s’est déporté hier le dossier de l’usine Bosch d’Onet.

Les représentants de l’intersyndicale ont été reçus pendant deux heures par le délégué interministériel aux restructurations d’entreprises, Jean-Pierre Floris, et le conseiller industries de Bruno Le Maire, Aloïs Kirchner.

Si elle n’a donné lieu à aucune annonce spécifique, cette rencontre a été l’occasion pour les syndicats de rappeler leurs exigences, dix jours avant la venue à Rodez d’Uwe Gackstatter, président de la division diesel du géant allemand.

« Comme si Airbus quittait Toulouse »

« Les gens qui nous ont accueillis avaient une connaissance détaillée de la situation de Bosch Rodez, ce qui est positif, indiquait Pascal Rafanel, de la CFE-CGC, à la sortie de la réunion. Mais nous leur avons rappelé les enjeux de la situation : la fermeture d’une usine comme la nôtre, à l’échelle de l’Aveyron, c’est comme si Airbus quittait la région toulousaine ! »

Un discours appuyé par Julien Rul, secrétaire adjoint du comité d’entreprise : « Nous avons rappelé au gouvernement la responsabilité sociétale de Bosch sur Rodez. Le site emploie 1 600 personnes et génère 8 000 à 10 000 emplois induits. Et nous n’oublions pas que la France est le deuxième marché de Bosch, avec plus de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, ce qui doit donc l’amener à être attentif à notre situation. »

Pour l’intersyndicale, le nerf de la guerre, c’est évidemment l’investissement. « Il faut trois à cinq ans pour réaliser la reconversion d’un site comme Rodez, explique Yannick Anglarès, représentant de la CGT au sein de l’intersyndicale. Au mois d’avril, si des investissements n’ont pas été confirmés par Bosch, ce sera trop tard. »

Faire pression sur les constructeurs automobiles

Aéronautique, médical ou automobile : les syndicats sont prêts à étudier toutes les hypothèses qui permettraient à l’usine Bosch de continuer à fonctionner. Quitte à faire des efforts ponctuels : « Il y a eu des accords de réduction du temps de travail sur d’autres sites en Europe, rappelle Pascal Rafanel. Ce message, on serait prêts à l’entendre à condition qu’il y ait un réel projet industriel derrière, qui pérennise l’emploi à court et à moyen terme. »

En attendant, les syndicats ont demandé au gouvernement de mettre la pression sur les constructeurs automobiles français. « Si PSA et Renault exigeaient que 30 % des injecteurs qu’ils achètent soient produits à Rodez, ça pérenniserait notre activité au moins jusqu’à 2024 », rappelle Julien Rul.

(Samuel Ribot/ALP)

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