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Le bois énergie, un atout pour la forêt aveyronnaise

Le bois énergie se développe mais cette ressource renouvelable est encore largement sous-exploitée.

22 févr. 2017 / 19h00

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Depuis le mois de septembre dernier, l’association Aveyron Énergie Bois compte un nouvel animateur en la personne de Thomas Wolff. Ce jeune homme de 24 ans, fraîchement diplômé de l’Institut polytechnique de Grenoble en transition énergétique découvre, là, son premier poste, après avoir accompli sept mois de stage à l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Ce Tarnais, originaire de Mazamet, succède à Guillaume Courty, qui « a fait un très gros travail. »

Tous les acteurs
de la filière

L’association présidée par Stéphane Foury réunit une trentaine d’adhérents. « Sa force est de regrouper tous les acteurs de la filière bois énergie, des exploitants forestiers aux installateurs de chaudières bois », souligne l’ingénieur animateur de l’association, soutenue par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la Région, le Département et le ministère du Développement durable. Le département de l’Aveyron compte une dizaine de producteurs de plaquettes de bois - chaque scieur peut le devenir - ainsi que quelques producteurs de granulés (à l’image de la société Cogra, de l’entreprise Braley ou de Comtal Granulés Bois), dans un marché en pleine évolution, notamment chez les particuliers, avec une progression annuelle de plus de 45 % en moyenne sur ces dix dernières années.

Le rôle principal de l’association aveyronnaise est d’assurer une animation territoriale sur le bois énergie, de l’exploitation forestière à l’implantation de chaufferies. Avec pour principal objectif de faire émerger de nouveaux projets de chaufferies au bois énergie.

« Le bois énergie a connu deux phases émergentes, explique Thomas Wolff. Dans les années 70-80, après la crise pétrolière. La filière s’est structurée. La chambre d’agriculture est, par exemple, chauffée au bois depuis les années 90. La deuxième phase date du début des années 2000 avec la problématique du réchauffement climatique et de l’augmentation du coût de l’énergie pétrole. »

Plusieurs études en cours

En Aveyron, comme ailleurs, les réseaux de chaleurs se développent et l’énergie bois y gagne du terrain. Une dizaine d’études sont actuellement en cours. Sur le territoire du Parc des Grands Causses, sur l’Aubrac dans le Ruthénois, le Decazevillois - le réseau de chaleur de la ville, qui alimente plusieurs centaines de logements ainsi que divers bâtiments publics, a remplacé le charbon par le bois - ou le Villefranchois. « Plusieurs projets sont en phase d’aboutissement, commente l’animateur. En Aveyron, il y a un gros potentiel pour développer le bois énergie avec beaucoup de matière primaire, de nombreuses scieries... Et actuellement on exploite moins de 30 % de l’accroissement naturel de la forêt. » Cette forêt aveyronnaise qui occupe 32 % du territoire départemental. C’est dire l’importance de la ressource forestière.

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