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Les personnels de la Sopave en grève : quel avenir pour l’usine de Viviez ?

La quasi totalité du personnel est en grève depuis mardi après-midi et mercredi, aucun accord n’a été trouvé.

07 déc. 2017 / 14h49

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À quelque deux ou trois collaborateurs près, c’est l’ensemble des salariés de l’usine viviézoise Sopave qui est en grève depuis mardi en milieu d’après-midi.

Sopave est en fait l’ancienne dénomination de l’entreprise. Il s’agit désormais de Suez Recyclage et Valorisation Plastiques Aveyron (SRVPA). Le mouvement a débuté au sortir d’une réunion écourtée conduite dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires). La direction, selon les salariés, a voulu supprimer une prime de 50 € mensuels qu’ils avaient obtenu en compensation lors du passage des 3 x 8 et 3 x 5. Mais, outre le fait que ce n’est pas anodin, cet épisode semble bien être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Car de toute évidence, la coupe est pleine et cela ne date d’hier.

Les ouvriers tout comme leurs représentants du personnel énumèrent une longue liste de griefs, depuis des directeurs de site « qui changent bien trop souvent, tous les deux ans en moyenne, qui sont tous formatés Groupe Suez et qui ne pensent qu’à leur carrière. Idem pour certains cadres, notamment le cadre de maintenance, grandement responsable de cet échec ». Et les salariés d e poursuivre pour illustrer leur propos : « Aucune solution venant d’hommes de terrain expérimentés n’ont été écoutées, alors même qu’elles étaient applicables ! »

La crainte d’une prochaine délocalisation

Mais les craintes des salariés sont plus graves encore puisqu’elles portent jusqu’à la pérennité du site.« Plusieurs consultants externes, payés une fortune, ont procédé à une étude qui a conduit à deux restructurations discutables, et une troisième est en cours. Plus grave encore, ces derniers jours, c’est le process tout entier de la ligne 1 qui a été mesuré et pesé, ce qui nous fait redouter une prochaine délocalisation ».

Plus largement, c’est l’orientation de la politique et de la stratégie commerciale de l’entreprise, conduite par «les financiers de Suez» qui pose question par les choix constestables qui ont été pris : arrêt de la sacherie et extrusion, «alors que le marché existe bel et bien, à telle enseigne que les machines à sacs vont être cédées à Jet sacs, une groupe français qui est l’un de nos clients». Quand on ajoute à cela «une pression énorme de la direction, et le remise en cause du peu d’avantages octroyés au fil des ans», on n’est guère étonné de la tournure des événements.

SITUATION PREOCCUPANTE

Longtemps spécialisée dans la production de sacs poubelle à partir du recyclage des plastiques et films agricoles, l’entreprise viviézoise a abandonné cette production pour ne produire actuellement que des granulés plastiques. Ses effectifs sont passés en quelques années seulement de plus de 100 salariés à une quarantaine aujourd’hui. Pour Olivier Vilcot, directeur de la division plastique chez Suez Recyclage et Valorisation France dont dépend l’unité viviézoise «le marché des sacs était très concurrentiel, notamment au regard des films industriels dont le coût de valorisation est bien moins cher. D’où son abandon, car nos concurrents directs produisaient 200 à 300 000 tonnes quand nous n’en produisions que 2000 à 3000».

Or, il semble que le marché des granulés est tout autant concurrentiel. Pour autant, Suez a continué à investir. En 3013, le groupe a concédé un investissement de 3,5 M€, puis 1 M€ supplémentaire en 2016 «afin d’améliorer encore la qualité de nos granulés». Et l’an dernier le groupe Suez a recapitalisé l’entreprise qui accuse un déficit récurrent. A ce jour, pourtant, Olivier Vilcot réfute toute idée de délocalisation. Le contyexte est certes compliqué, tendu, mais on se bat pour trouver une solution pour réorganiser et pérenniser l’avenir du site». Pour rappel enfin, l’an dernier l’entreprise s’est séparée de sept salariés qui bénéficient encore actuellement de mesures de reclassement.

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