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Maigre moisson pour l’intersyndicale de Bosch

Les représentants des salariés du site aveyronnais ont rencontré hier, à Paris, Heiko Carrié, président de Bosch France et Bruno Le Maire, ministre de l’économie.

RODEZ /
15 mars 2018 / 14h30

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Pas convaincus par Heiko Carrié, rassurés par le Bruno Le Maire.

Voilà comment on pourrait résumer en quelques mots la journée qu’ont passée hier, à Paris, les membres de l’intersyndicale de Bosch.

Le directeur de Bosch France, avec lequel les représentants du personnel se sont entretenus en début d’après-midi, n’a pas tenu un discours susceptible de dissiper les doutes liés à l’avenir du site d’Onet-le-Château, loin s’en faut.

Alors que les syndicalistes veulent que le groupe allemand investisse sur des lignes essence, le patron de la branche française « nous a dit qu’il n’y avait pas d’avenir dans l’essence », s’étonne Yannick Anglarès, délégué CGT.

Crispation sur l’accord de transition

L’argument surprend d’autant plus les membres de l’intersyndicale que ceux-ci disposent d’informations confirmant que le groupe s’apprête à investir 500 millions d’euros dans cette technologie. « Et nous, nous voulons faire partie de ces investissements », indique M. Anglarès.

Autre point de crispation qui n’a pas été évacué : l’accord de transition voulu par Bosch. « On a toujours été prêts à négocier tant qu’il y avait en face des contreparties, rappelle Pascal Rafanel, de la CFE-CGC. Mais là, pour la première fois, on nous demande de signer un document contre une promesse, en nous disant “ayez confiance’’.»

Inacceptable pour l’intersyndicale, qui a manifestement trouvé chez Bruno Le Maire une oreille plus attentive. « Il a montré qu’il connaissait parfaitement le dossier, souligne M. Rafanel, et il a paru surpris que les 14 millions d’investissement annoncés restent soumis à cet accord de transition. »

« Là, on arrive à une limite »

Le ministre de l’économie et des finances n’a toutefois pas caché sa conviction vis-à-vis du diesel. « Il a acté le déclin de ce carburant, et il nous a dit qu’il considérait comme utopique un redémarrage de ce marché », rapportent les représentants du personnel.

Bruno Le Maire aurait exprimé son intention de mettre l’usine aveyronnaise au cœur des premières réunions de la filière auto voulue par le gouvernement.

Le gouvernement aurait par ailleurs l’intention de faire pression sur Bosch pour que le groupe s’engage dans un réel projet industriel pour l’usine.

Des avancées pourraient être obtenues d’ici la venue sur le site du délégué interministériel aux restructurations d’entreprise Jean-Pierre Floris, le 22 mars prochain.

Les salariés attendront-ils cette échéance ? Pas sûr. « En un an et demi d’intersyndicale, on a réussi à contenir les salariés, mais là on arrive à une limite », prévient Yannick Anglarès.

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