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Decazeville : une affaire sur fond de tension entre communautés jugée au tribunal

Les faits se sont déroulés à Decazeville du vendredi 8 au dimanche 10 septembre derniers, sur fond de tensions entre les communautés maghrébine et mahoraise.

14 nov. 2017 / 18h46

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« Ces faits auraient pu s’achever devant une cour d’assises », a glissé, lors de l’audience correctionnelle ce mercredi, le représentant du ministère public, Frédéric Cousin. Tout a commencé le 8 septembre dernier à Decazeville, devant une école. Deux parents d’élèves, se connaissant depuis plusieurs années, en viennent aux mains pour des motifs futiles. Sauf que les deux pères n’en resteront pas là.

Le lendemain, ils se croisent à la fête de Decazeville. Une bagarre éclate. Des coups de ceinture sont portés. D’autres individus se mêlent à la rixe, dont le frère d’un des pères. Le dernier incident a lieu le 10 septembre. Cette fois-ci, les frères se retrouvent au pied de l’immeuble pour en découdre avec l’autre père de famille.

Une nouvelle bagarre s’en suit, un coup de couteau est cette fois donné, sur fond de tension entre deux communautés, maghrébine et mahoraise, et « même de véritable haine envers la communauté mahoraise », selon le procureur.

« Peur pour ses enfants et sa famille »

« Cette affaire est lamentable, poursuit-il. Les auteurs auraient pu aller jusqu’à l’irréparable. Les deux frères ont eu l’intention de commettre le pire. » La version des trois prévenus a régulièrement changé lors des interrogatoires. Difficile donc, lors de l’audience de ce mercredi, de déterminer avec exactitude la responsabilité de chacun. Toutefois, le représentant du ministère public a requis 18 mois de prison ferme pour les deux frères au casier judiciaire déjà chargé. Et pour le troisième individu, visiblement victime au départ de l’agression mais impliqué dans les affrontements et auteur de coups de ceinture, six mois de prison avec sursis. Son avocate, Me Annabel Montels-Esteve estime « qu’il était en état de légitime défense ».

Un quatrième individu agressé, issu de la communauté mahoraise a quitté Decazeville « par peur pour ses enfants et sa famille », souligne son conseil, Bruce Flavier.

Après délibération, le tribunal a condamné les deux frères, d’origine maghrébine, à 18 mois de prison, dont huit avec sursis. Le troisième prévenu, Mahorais, a quant à lui écopé de deux mois avec sursis.

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