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Le corps de Maëlys retrouvé, Nordahl Lelandais avoue l’avoir tuée « par accident »

Nordahl Lelandais a avoué avoir tué Maëlys « par accident », puis ensuite avoir voulu faire disparaître le corps. Le corps a été retrouvé par les enquêteurs. Mais Nordahl Lelandais refuse toujours de s’expliquer sur les circonstances exactes.

14 févr. 2018 / 18h21

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Les restes de la petite Maëlys, disparue fin août en Isère, ont été découverts mercredi en fin d’après-midi sur les indications de Nordahl Lelandais qui a admis avoir tué «involontairement» l’enfant, a annoncé le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat.

Lelandais a également reconnu qu’il «s’était débarrassé du corps», mais a refusé de s’exprimer sur les circonstances de la mort de l’enfant. Il a aussi présenté ses excuses aux parents de Maëlys, a ajouté M. Coquillat lors d’une conférence de presse à la mairie de Pont-de-Beauvoisin (Isère).

Après six mois de silence, Nordahl Lelandais a été entendu mercredi à sa demande par les magistrats et conduit pour la première fois sur les lieux où pourrait se trouver le corps de la petite Maëlys, où des fouilles étaient menées par les gendarmes.

Jusqu’à présent, l’ancien maître-chien dans l’armée de 34 ans avait farouchement nié son implication dans la disparition de l’enfant dans la nuit du 26 au 27 août, lors d’une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

Ce revirement pourrait s’expliquer par la récente découverte d’une trace de sang dans le coffre du véhicule de Lelandais. «Ce sang appartient à Maëlys», a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Extrait de sa cellule mercredi matin, Nordahl Lelandais a été entendu à sa demande par les juges d’instruction au palais de justice de Grenoble avant d’être conduit à la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin.

Après y être resté environ une heure, Nordahl Lelandais, accompagné de M. Coquillat, du vice-procureur de Grenoble, des juges d’instruction et de son avocat Me Alain Jakubowicz, a été transporté «sur un autre lieu» à la mi-journée, selon la gendarmerie, qui s’est refusée à plus de précisions pour le bon déroulement de l’enquête.

Contacté par l’AFP, Me Jakubowicz n’a pas pour sa part souhaité s’exprimer.

Importants moyens sur le terrain

Un convoi de près d’une dizaine de véhicules de gendarmerie, dont celui de l’identification criminelle, a été vu se diriger vers Domessin (Savoie), résidence du suspect et de ses parents, avant de poursuivre sa route vers la commune savoyarde de Saint-Franc.

D’importants moyens étaient parallèlement déployés sur le terrain.

De source proche de l’enquête, le laboratoire mobile et une vingtaine d’experts de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) sont sur place (médecin légiste, généticien, spécialistes en traces de transfert...) afin de pouvoir identifier au plus vite les résultats des fouilles menées dans plusieurs lieux, dont une forêt dans la région accidentée de Saint-Franc.

Plusieurs indices accablaient depuis près de six mois l’ancien militaire, unique suspect de l’enlèvement et du meurtre la fillette de 8 ans, dont une trace ADN de Maëlys retrouvée dans son véhicule et des images de caméra de surveillance filmées dans la nuit de sa disparition.

Ces dernières montrent une voiture identifiée par le parquet comme celle de Lelandais, avec à son bord «une silhouette frêle dans une robe de couleur blanche» comme celle que la petite fille portait ce soir-là. Ses parents «ont reconnu des éléments de la robe et notamment la bretelle», selon leur avocat Me Fabien Rajon.

La défense, de son côté, contestait jusqu’ici la chronologie des faits reprochés au suspect mis en examen pour le meurtre de Maëlys le 30 novembre à l’issue de huit heures d’interrogatoire.

Nordahl Lelandais a été également mis en examen le 18 décembre pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer en Savoie en avril.

Sa remise en liberté a été refusée le 24 janvier, ce qu’a confirmé la cour d’appel le 9 février.

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