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Millau : prison ferme pour l’agresseur d’une coiffeuse

Le 13 juin, il s’était fait remettre de l’argent en menaçant la jeune femme d’un couteau.

19 juin 2017 / 18h14

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Son frigo est vide, il n’a rien à manger et n’a pas d’argent : ce matin du 13 juin, ce Millavois de 24 ans décide donc de s’emparer d’un couteau pour exiger de l’argent d’un commerçant. La première boutique sur sa route est le salon de coiffure tenu par une jeune femme de 21 ans. Un bonnet-cagoule sur la tête il brandit un couteau. « Donne-moi cent balles ! », lance-t-il. La jeune femme lui remet 50 € qu’il juge insuffisants et exige la petite monnaie en complément, avant de repartir. Il reconnaîtra l’essentiel sauf d’avoir pointé son couteau devant sa victime, ce que cette dernière dément. « Je suis vraiment désolé, je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête... Je voulais de l’argent pour manger. Je voulais juste l’intimider ».

Communauté antillaise

La présidente Sylvie Rouanne lui explique qu’il a commis toutes les caractéristiques d’une agression et d’une extorsion, que son projet a été bien préparé, alors qu’il ne semble pas mesurer la gravité des faits. Ce que lui rappellera le substitut Antoine Wolff, pointant du doigt un nouveau méfait de la communauté antillaise « qui fait de Millau une zone de non-droit », communauté dont le prévenu est issu. Et d’interroger : « Pourquoi n’êtes vous pas allé voir les Restos du Cœur ? ». « Je ne sais pas ce que c’est », répond le jeune homme. Et de requérir à son encontre trois ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis et cinq ans d’interdiction de séjour en Aveyron.

Une mesure propre à soulager un peu la jeune coiffeuse qui est en larmes à la barre du tribunal. D’évidence, elle emporte de cette agression un profond traumatisme. « Qu’il se rende compte que j’ai peur désormais chaque fois que je croise quelqu’un », lance-t-elle à l’adresse du prévenu.

Me Elsa Cazor craint que le ministère public veuille « faire un exemple » de son client et, « sans minimiser la gravité des faits », veut ramener la peine à de justes proportions, « pour un garçon dont le casier ne porte mention d’aucune violence. Il doit réparer, il a des regrets, la détention pour cela n’est pas une solution ». Le tribunal lui inflige 18 mois de prison dont douze avec sursis et mise à l’épreuve et l’interdiction de séjour en Aveyron pour trois ans.

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