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Decazeville : le niveau d’exaspération du Tous Ensemble monte d’un cran

Le collectif ne supporte plus ce qu’il considère être du mépris affiché par les pouvoirs publics.

16 sept. 2017 / 15h03

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Morceaux choisis : « On continue à nous prendre pour des cons. » « On méprise toute une population qui défend son territoire. » « On se fout de nous. » « On nous sert de la merde. » « On nous enfume. » « On nous provoque à longueur de temps. » « On ne se laissera pas crever comme ça, sans réagir. » Quelques phrases, et on pourrait en rajouter beaucoup sur le même registre, pour situer le climat de la réunion du collectif Tous Ensemble qui s’est tenue mercredi soir, et qui a donc une nouvelle fois permis de montrer toute la détermination des acteurs du mouvement social qui agite actuellement le Bassin decazevillois.

Une détermination boostée par le succès de la manifestation du 2 septembre et les 5 000 personnes qui ont défilé de l’hôpital jusqu’à Sam Technologies.

Un déficit de 5 M€

Des acteurs d’autant plus remontés que, mercredi soir, en pleine réunion, un mail inattendu de l’Agence régionale de santé (ARS) a annoncé la mise en place d’une mission d’appui pilotée par Alain Gaillard, ancien directeur d’hôpital et ancien directeur de l’ARS d’Auvergne. Il s’agira pour cette mission de définir les besoins de santé du territoire élargi au nord-Aveyron, soit le périmètre du Groupement hospitalier de territoire (GHT).

Une telle communication à un moment pareil a été prise pour une provocation, « une de plus ». Et son contenu, de toute façon, ne répond pas aux demandes des membres du Tous Ensemble, dont le niveau d’énervement semble monter de plusieurs tons à chaque réunion.

D’autant qu’au-delà du seul dossier maternité, l’hôpital va mal, avec des praticiens sur le départ, une activité en berne et un déficit de fonctionnement proche des 5 M€ (1 M€ imputable à la fermeture de la maternité).

Au pays de Watrin...

« Si 5 000 personnes dans la rue ça laisse indifférents ceux qui nous gouvernent, on doit passer à autre chose, de plus fort, de plus spectaculaire, clame-t-on au sein du collectif. On est au pays de Watrin, des watrinades, et s’il faut en arriver là ! », faisant ici allusion à la défenestration mortelle, en 1886, de Jules Watrin, alors sous-directeur des mines de Decazeville.

Si on n’en est évidemment pas encore là, des actions coup-de-poing ont été clairement évoquées, à organiser dans des délais rapides. Des actions à associer, sur le terrain politique, à la saisie des présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et à la poursuite des démarches judiciaires. Sur ce dernier point, un référé a été déposé le 2 septembre devant le tribunal administratif, mettant en cause l’arrêté de fermeture de la maternité. Une audience sur le sujet est programmée le 29 septembre prochain.

En attendant, les choses devraient donc bouger. Et on n’a sans doute pas fini d’entendre parler du collectif Tous Ensemble et de la défense du Bassin de Decazeville, à travers des opérations qui ne devraient pas manquer d’interpeller en Haut-Lieu. Ce sera du moins le but recherché.

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