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Hôpital de Rodez : « Il est important que l’on puisse bâtir ensemble »

Le centre hospitalier Jacques-Puel fête ses dix ans demain. Et son nouveau directeur, Vincent Prévoteau, veut résolument inscrire la structure aveyronnaise dans une dynamique d’avenir.

07 déc. 2017 / 07h00

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Il a quitté la direction du centre hospitalier de Salon-de-Provence pour celle de Rodez où il est officiellement entré en fonction le 2 octobre : Vincent Prévoteau, né à Belfort il y a 45 ans, a étudié son nouveau territoire dès l’été pour façonner ambitions et projets pour son nouvel établissement. L’engagement est son maître mot, à l’heure de célébrer, demain jeudi, les dix ans de la structure phare de la santé en Aveyron.

Que ressentez-vous dans ce fauteuil qui est le vôtre depuis deux mois ?

Tout d’abord, je suis vraiment dans un territoire attachant, qui me rappelle quelque part ma Franche-Comté natale. Et je perçois ici un attachement à des valeurs, aux structures, à l’engagement et à la volonté d’avancer.

Une volonté à laquelle vous adhérez ?

Le centre hospitalier de Rodez est la structure de référence en Aveyron. C’est le support du groupement hospitalier de territoire, le GHT, sa responsabilité est d’être un catalyseur, d’accompagner le développement. Car il est important d’améliorer sans cesse l’existant, de viser l’excellence, d’apporter la meilleure offre de soins. Construire cette offre de soins est un combat...

Justement, cette offre est-elle suffisamment adaptée aux attentes ?

Nous avons un beau plateau technique qu’il faut renforcer. Je compte beaucoup sur le projet médico-soignant des six établissements du GHT, au sein duquel il nous faut travailler par filière de soin. Notre intérêt est de répondre aux besoins de proximité, de mailler la réponse territoriale en s’appuyant sur une répartition par pathologie. Ce maillage doit se faire bien sûr en travaillant avec les généralistes. Le centre de cancérologie piloté par le Dr Charret a déjà conduit la réflexion.

L’Aveyron recèle de multiples identités territoriales fortes. Le groupement hospitalier ne risque-t-il pas de s’y heurter ?

Tout d’abord, les structures sont là, il faut les renforcer. L’Aveyron dans son entier est attractif, les hôpitaux y sont dynamiques et les projets ambitieux. Le GHT n’est pas là pour mettre à mal cette dynamique. Je dirais même qu’en Aveyron, on a un terrain d’expérimentation en la matière. C’est une démarche très positive. Alors bien sûr, il nous faut aussi développer pour notre part l’attractivité territoriale, s’insérer pleinement dans cette démarche départementale.

Précisément car le centre hospitalier a toujours du mal à recruter...

Je ne dirais pas cela. En cardiologie par exemple, discipline sous tension, on recrute trois médecins : l’un est arrivé vendredi, les deux autres seront là en début d’année. Et j’ai rencontré des cardiologues privés : il y a une vraie volonté de développer l’offre. Et puis notre table de coronarographie sera changée, les docteurs Carrière et Hassani, qui font un travail remarquable, ont déjà pris en charge l’unité cardiovasculaire... Elise Carrez a impulsé la mise en place de toute une équipe en radiothérapie autour de l’accélérateur de particules... Des tensions, il y en a partout, pas seulement ici. Recruter est une volonté et un devoir de patience. Mais avec un tel environnement, un tel plateau technique et un vrai projet, on va y arriver. Et ma grande satisfaction, c’est de voir que les professionnels ont le sourire.

Mais les tensions chez le personnel demeurent, et les syndicats, eux, n’avaient pas vraiment le sourire ces derniers temps... La situation est apaisée à vos yeux ?

Tout d’abord, dans le cap et le sens il y a, j’insiste, un projet à construire. On a lancé les travaux d’élaboration du projet 2018 sur sept axes : le médico-soignant, la gouvernance et la communication, la qualité et la gestion des risques, le schéma directeur d’information, le projet architectural, celui de la gestion et le projet social. Ce dernier en particulier doit donner du sens à notre politique d’établissement à travers la prise en compte des risques psycho-sociaux, de la qualité de vie au travail. C’est une ambition majeure. Mener une politique sociale, c’est aussi agir sur la stabilisation des équipes, et ouvrir pour cela des perspectives de carrière, via le volet formation notamment. Il est important que l’on puisse bâtir ensemble, que l’on travaille ensemble à la réalisation de nos objectifs.

Pour tout cela, il faut des moyens. Or, l’endettement représente 60 % des 142 M€ de budget du centre hospitalier. L’ARS va-t-elle vous suivre côté finances ?

L’Agence régionale de santé a toujours été bienveillante avec notre établissement. Ce qui prime, c’est notre très fort potentiel, la volonté de conforter l’offre de soins, la stabilité des équipes : c’est comme cela que l’on se fait entendre, en ayant la capacité de bâtir un projet collectif. Alors, à nous en interne de mettre en avant la construction de ce projet ruthénois et aveyronnais.

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