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Hôtel de luxe à Rodez : Mathias Echène brandit la menace du dédommagement

Prié de quitter les lieux et de rendre les clés de l’ancien évêché, le président du Groupe E ne désarme pas.

RODEZ /
12 sept. 2017 / 10h56

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On pouvait s’en douter. Mathias Echène ne lâche pas l’affaire... Sommé par le président du conseil départemental (propriétaire du site), Jean-François Galliard de quitter les lieux, qu’il occupe « illégalement » depuis le 25 août dernier (notre édition de samedi), l’énigmatique porteur de projet a adressé, dimanche, un courriel à l’ensemble des conseillers départementaux, dans lequel il donne sa version des faits, ainsi qu’une copie de la lettre qu’il a envoyée à Jean-François Galliard. « Je n’ai pas de commentaire à faire sur ses propres commentaires. Cela n’enlève rien au fait que la promesse de contrat de bail est caduque. J’ai constaté une situation. Je respecte la loi », nous a déclaré, lundi, le président départemental.

Mathias Echène se dit surpris

Dans la lettre adressée à Jean-François Gaillard (ce dernier ne l’avait toujours pas reçue), en réponse au courrier du 5 septembre, dans lequel il lui est notifié de restituer les lieux, Mathias Echène se dit surpris par son « côté unilatéral ». Et d’expliquer, entre autres que le retard dans le dépôt du permis de construire a été induit par « les demandes pointilleuses mais légitimes de la Drac... Lorsque la Drac a demandé, début avril 2017, toute une série de pièces complémentaires, il devenait clair que nous aurions du mal à tenir les délais impartis...»

Mathias Echène se dit aussi surpris par le contenu. « Dans la presse, la semaine dernière, vous disiez être attentif au projet. Moins d’une semaine plus tard, vous avez complètement changé d’avis... Votre lettre m’a enfin surpris par sa méconnaissance de l’importance des dépenses engagées et des moyens déjà mis en œuvre dans l’enceinte du palais épiscopal. » Et de conclure, en demandant à Jean-François Galliard de « bien vouloir revenir sur votre décision... De bien vouloir surseoir à toute demande de remise de clés. » Après avoir précisé que « l’unique raison de mon absence prolongée de Rodez résulte de ma volonté d’en finir une bonne fois pour toutes avec ma fiche Interpol. C’est donc de mon plein gré que j’ai prolongé mon séjour en Indonésie, afin que les dernières tracasseries administratives entourant ce dossier soient levées...»

500 000 € déjà investis !

Dans le courriel envoyé aux conseillers départementaux, Mathias Echène s’étend notamment sur les difficultés pour obtenir le permis de construire. Selon lui, l’investissement déjà réalisé peut être évalué au bas mot à 500 000 € (!). Concernant l’ouverture au public, il écrit : « Nous avons effectivement pris la liberté d’ouvrir au public. Suivant en cela les précédents des vœux du président Luche...» Et il termine son propos en brandissant la menace de « dommages et intérêts conséquents, suite à la perte d’opportunité très considérable occasionnée par cette décision unilatérale. » Le feuilleton de l’été ruthénois n’est pas terminé.

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