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La Pyrale du buis envahit l’Aveyron

L’insecte ravageur poursuit sa progression à un rythme soutenu, à travers la France. Les chasseurs sont inquiets.

12 sept. 2017 / 11h02

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L’été a été particulièrement mortel pour de nombreux buis à travers le département. En cause : la pyrale du buis, un insecte ravageur qui aurait fait son apparition en France pour la première fois en 2008, en Alsace, plus exactement, où elle serait venue en voisine depuis l’Allemagne.

Dès lors, le nombre de foyers a tellement explosé qu’il ne fait aucun doute que sa venue est désormais aussi liée à l’importation de buis cultivés en Asie.

Aussi envahissante que nuisible, la pyrale est prolifique, sa chenille insatiable, et sa progression à l’évidence inéluctable. D’ailleurs, nul ne semble savoir où elle s’arrêtera.

Aujourd’hui, à l’image de nombreux observateurs de l’environnement, les chasseurs aveyronnais s’inquiètent car la pyrale, en plus de bouleverser la physionomie des paysages d’ici et d’ailleurs, provoque également la disparition de nombreuses remises à sanglier.

On aurait tort de croire que l’éclaircissement des sous-bois favorisera demain la chasse du «cochon», bien au contraire.

Une enquête pour réaliser une carte évolutive de l’invasion et de sa progression

D’ailleurs, preuve si besoin est que l’animal est malin, partout où les buis ont déjà disparu en France les sangliers se sont adaptés et ont totalement changé leurs habitudes. Cela les a rendus un temps plus mobiles et plus difficiles à chasser. Par ailleurs, du côté de la Fédération de la chasse, on pense également à nombre d’espèces qui profitent du caractère toujours feuillé du buis pour se cacher, s’abriter du vent de la pluie et des rigueurs du froid. Ces espèces vont perdre un habitat particulièrement sécurisant et c’est là une vraie inquiétude. En outre, la Fédération en appelle à la vigilance de tous, car le spectre du risque des incendies plane de fait sur les bois et vient se surajouter aux craintes évoquées.

Aussi, pour ne pas rester sans rien faire, fort de près de 12 000 adhérents, la Fédération de la chasse va lancer une grande enquête pour connaître les endroits où les buis ont commencé à décliner visiblement et les endroits où les buis sont en début de colonisation. À l’issue de cette enquête, la Fédération sera en mesure de proposer une cartographie évolutive de la progression des dommages. D’ores et déjà du côté des chasseurs, on souligne l’intérêt de conserver des écosystèmes préservés, fonctionnels et diversifiés pour ralentir cette progression.

Le dédain des prédateurs

Comme si cela ne suffisait pas cette chenille ne semble pas intéresser les oiseaux insectivores. Le buis contient, en effet, des substances alcaloïdes que notre chenille pourrait fort bien les concentrer au point de devenir plus ou moins toxique et que ce caractère se retrouve également chez les papillons adultes. Cela agirait comme une sorte de protection qui provoque le dédain des prédateurs. À moins que ce ne soit que le caractère nouveau de la proie qui fasse qu’elle ne soit pas encore prioritairement mise au menu.

Cependant, on constate tout de même une prédation des chenilles par les mésanges et une variété de guêpe. Bien évidemment, les chauves-souris ne sont pas en reste et s’attaqueraient quant à elles aux papillons (les oreillards surtout). L’occasion de souligner le travail réalisé par l’Association Chauves-Souris Aveyron qui propose des plans de gîtes à chauves-souris. En outre, pour apporter sa pierre à l’édifice la Fédération proposera très prochainement des ateliers de réalisation de gîtes à chauves-souris et à mésanges dans les écoles du département.

Renseignements : chauvessouris.aveyron@gmail.com ou Fédération départementale des chasseurs au 05 65 73 57 20.

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