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Le rosé aveyronnais est-il tendance ?

L’été, la consommation de vin rosé s’accentue. Cette tendance nationale semble se vérifier à l’échelle locale. Et le rosé aveyronnais sait aussi tirer son épingle du jeu.

13 août 2017 / 08h00

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On le sait, l’Aveyron est une terre de vins rouges. Si le département est loin de pouvoir rivaliser avec la Provence dont la production viticole est à 90 % constituée de vins rosés, les viticulteurs aveyronnais y accordent quand même une attention particulière.

Le rosé, tendance de l’été

Ce « vin détente », que l’on dit « sans complexité » est sans conteste le breuvage de l’été, que l’on boit frais et en général plutôt jeune. Les cavistes ruthénois le confirment : les vins rosés se vendent très facilement à la saison estivale. La Cave Ruthène, la Cave Marius et la cave située rue Aristide-Briand, Alambic et Vieilles Bouteilles sont unanimes : « Le vin rosé est le vin tendance, le vin plaisir, à la saison estivale. Évidemment, qu’il se vend beaucoup plus l’été ».

Ces vins rosés (toute origine confondue) constituent près de 70 % des ventes de vins chez certains revendeurs à Rodez, l’été. Ainsi, les ventes de rosés aveyronnais ne sont pas majoritaires. Les principaux consommateurs de rosés de l’Aveyron sont, semble-t-il, majoritairement des touristes venus découvrir la gastronomie locale. Les Aveyronnais s’en détournent.

Avec la peau

Il existe deux types de vin rosé. Le premier est le rosé de presse : les grappes sont directement pressées. Le jus récolté est alors mis en cuve pour faire débuter la fermentation. Pour le second, le rosé de saignée, il est vinifié comme le vin rouge, mais moins longuement. Le jus macère ainsi au contact des peaux. Le rosé de saignée, plus soutenu dans sa couleur a par conséquent plus de volume. C’est dans cette direction que semblent s’inscrire beaucoup de vins rosés aveyronnais.

Et le rosé aveyronnais ?

Le territoire de l’Aveyron accueille quatre vins AOC : Marcillac, Côtes de Millau, Entraygues-Le-Fel et Estaing ; et compte évidemment quelques rosés atypiques. Le domaine de Bias à Vabres-l’Abbaye suggère « un rosé IGP Aveyron, de saignée, accessible, léger, plaisant et aromatique », selon Rémi Costes d’Alambic et Vieilles Bouteilles.

Le domaine Matha propose de son côté un vin rosé AOP Marcillac, biologique, issu des saignées là encore, particulièrement vineux. Jean-Luc Matha, viticulteur à Bruéjouls, le décrit volontiers ainsi : « Pour apprécier mon vin rosé, il faut d’abord aimer le vin ».

Le vin rosé « Minimus », IGP de l’Aveyron, de Nicolas Carmarans à Campouriez, est l’un des derniers venus sur les étals de la Cave Ruthène : c’est cette fois un rosé de presse, souple et légèrement acidulé. Mais, le rosé ne séduit pas tous les œnophiles. Pour certains clients croisés dans les caves ruthénoises, « il manque cruellement de caractère ! ».

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