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Une vingtaine de cas de rougeole à Rodez : l’ARS tire la sonnette d’alarme

L’Agence Régionale de santé Occitanie gère actuellement un foyer de cas de rougeole à Rodez. Parmi les malades, aucun n’était vacciné. Pour limiter le risque de propagation de cette maladie très contagieuse, l’ARS souhaite rappeler l’importance de la vaccination, seule protection efficace contre cette maladie.

14 févr. 2018 / 14h08

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La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a demandé mercredi « à toutes les personnes qui ne sont pas vaccinées (contre la rougeole) ou qui n’ont pas fait vacciner leurs enfants de faire un rattrapage », après le décès d’une femme de 32 ans à Poitiers. «Quand une couverture vaccinale de la population est insuffisante, les personnes les plus vulnérables l’attrapent », a ajouté la ministre sur France Inter. « Dans certaines régions de France, la couverture est autour de 70 %, c’est totalement insuffisant pour empêcher une épidémie d’émerger », a-t-elle affirmé. C’est notamment le cas en Aveyron.

18 cas recensés à Rodez

Interrogé par La Dépêche, le docteur Olivier Glass, médecin-épidémiologiste à l’unité de veille, d’alerte et de gestion sanitaire de l’ARS tire la sonnette d’alarme. «Nous sommes en phase pré-épidémique (...) Les chiffres risquent fort d’augmenter dans les jours qui viennent. Nous avons 42 cas déclarés dans la région actuellement, et il en arrive de nouveaux chaque semaine. Nous avons notamment un foyer en Aveyron où 18 cas sont recensés. Il y a aussi dix cas en Haute-Garonne, cinq en Ariège, un dans le Tarn, six dans le Gard et cinq dans l’Hérault. Mais nous n’avons pas de cas critique.»

Couverture vaccinale insuffisante

Particulièrement contagieuse, la rougeole se propage à vitesse grand V. On estime qu’un seul cas peut contaminer jusqu’à 20 personnes. A ce titre, « la seule protection vraiment efficace reste la vaccination » précise le docteur Olivier Glass qui comme la Ministre invite les personnes non vaccinées de faire un «rattrapage». Une préconisation d’importance en Aveyron où le taux de vaccination n’est que de 66%. Faible si l’on en croit le médecin : « Si ce taux était de 95%, on pourrait raisonnablement penser que le virus s’arrêterait de circuler.»

« C’est le reflet de l’histoire de la vaccination en France : il y a des gens de 20 à 40 ans qui ont grandi sans être vaccinés et se retrouvent aujourd’hui non-immunisés », explique Daniel Lévy-Brühl, responsable de l’unité chargée des infections respiratoires et de la vaccination au sein de l’agence sanitaire Santé publique France.

Un décès sur 3 000 cas

Agnès Buzyn a souligné que « pratiquement tous les cas de rougeole sont survenus soit chez des gens non vaccinés, soit n’ayant reçu qu’une seule dose dans leur vie, alors que deux doses étaient recommandées à l’époque ». « Elles sont maintenant obligatoires en raison de la gravité de la maladie », a dit la ministre, rappelant que « dans une épidémie de rougeole, il y aura un décès sur 3 000 cas, une encéphalite avec séquelles pour 1500 cas (...) et des pneumopathies beaucoup plus fréquentes ».

La rougeole fait partie des 11 vaccins désormais obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier. Une épidémie de rougeole sévit actuellement en Nouvelle-Aquitaine. Une femme de 32 ans non vaccinée est morte au CHU de Poitiers (Vienne), où elle avait été admise le 1er février et placée en réanimation le lendemain.

La vaccination contre la rougeole consiste en l’administration de 2 doses de vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR), la première à l’âge de 12 mois, la seconde avant l’âge de 18 mois. La protection à l’issue des deux doses est proche de 100 %. Depuis janvier 2018, le vaccin R.O.R fait partie des vaccins obligatoires. La vaccination est également recommandée pour les adultes nés après 1980. Se faire vacciner et faire vacciner son enfant est nécessaire, pour être protégé et pour protéger les autres ! Le vaccin est particulièrement important lorsque l’enfant est en collectivité car il peut contaminer des enfants trop jeunes pour être vaccinés (<1 an), plus fragiles face à la maladie. Deux injections sont nécessaires pour être protégé, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant.

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