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[ARCHIVES] Rodez à Monaco : on y était la saison passée...

Ce samedi soir, le Rodez Aveyron football affronte la réserve de l’AS Monaco sur le Rocher (18 heures). La saison passée, on avait vécu ce long déplacement dans l’intimité du club aveyronnais qui avait fini par s’incliner 2-1 face aux Mbappé, Jemerson, Cavaleiro et autres. Avant un nouvel épisode samedi, on vous laisse replonger dans une époque qui, déjà, paraît bien lointaine pour le Raf...

17 févr. 2017 / 19h04

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(Article paru le 14 mars 2016)

Ô Monaco, ô Monaco... Sur le parking du château de Vabre, vendredi à 13 heures, Rémy Boissier pousse la chansonnette. Non sans mal, le milieu de terrain reprend le célèbre hymne des Tuches. Le tempo est donné. Le déplacement sur la Côte-d’Azur se fera avec le sourire. Il ne disparaîtra pas des visages des joueurs jusqu’au lendemain et la causerie du coach Laurent Peyrelade. Avant de prendre la direction de La Turbie, elle a froidement rappelé l’urgence de prendre des points... Fini la colonie de vacances ! En attendant, le premier objectif du Raf est de rallier au plus vite Antibes et son hôtel, dans lequel il a l’habitude de séjourner. GPS programmé et lunettes de soleil vissées sur le visage, Gilles Dulac, entraîneur des gardiens, ne perd pas de temps. Il ouvre la route. Derrière lui, huit joueurs tentent comme ils peuvent de se mettre à l’aise dans le mini-bus, pour le moins exigu. Thomas Frette, préparateur physique, est, lui, aux commandes du deuxième « bolide ». Le temps presse.

Le soir, le Raf a rendez-vous à Louis II pour assister à la rencontre de Ligue 1 entre l’ASM et Reims. Les « pilotes » du jour font rapidement grimper le compteur. Les joueurs, eux, ne tiennent pas la route... Avant même de voir la neige du côté de Viarouge, ils rejoignent les bras de Morphée. Seul le solide défenseur, « Momo » Camara, veille. Le Guinéen profite du trajet pour téléphoner au « bled ».

Le temps presse, les crudités ne font pas l’unanimité

« Momo et le téléphone, c’est une grande histoire d’amour », rigoleront plus tard ses coéquipiers. Tous ont ouvert les yeux, peu après Montpellier. Premier arrêt sur une aire. Et première collation sous l’égide du maître de la diététique Thomas Frette. P’tit Lu, café et pas de cigarette pour les joueurs ! Les blagues fusent, ça chambre et Monaco revient inlassablement dans les discussions. Qui jouera avec la réserve demain ? Les joueurs apprennent alors la présence du Brésilien Jemerson. Son transfert à 10 millions d’euros, cet hiver, les interloque. On parle également de Bahlouli, déjà rencontré lorsqu’il évoluait à Lyon, du jeune Mbappé, annoncé comme le futur Martial... « On va galérer », sourient-ils ! Avant de se rendormir. Jusqu’à l’hôtel. Le réveil est brutal. À peine le temps de poser leurs valises dans les chambres, en duo, que les joueurs sont attendus à table. Il est 19 heures. Ça chambre, ça rigole encore mais... ça ne mange pas beaucoup ! Le repas diététique n’enchante pas tout le monde. Les assiettes de crudités, en entrée, repartent presque à l’identique qu’à leur arrivée. Il est désormais temps de se rendre à Louis II. C’est reparti pour une petite heure de mini-bus. Devant l’enceinte monégasque, il est difficile de trouver une place. Durant ce temps, le match a déjà débuté. Les deux premiers buts de la soirée sont manqués par les joueurs du Raf. Personne ne râle, la sortie n’a pas forcément excité les troupes. D’ailleurs, assis dans les tribunes, le groupe continue à échanger, rire. Abdelali Ouadah lance les premières banderilles. La mobylette du Raf fait grimper les enchères à ses coéquipiers pour jouer le « striker » du soir. « 100€ si tu le fais », lui lancent plusieurs de ses coéquipiers quand d’autres préfèrent le taquiner : « Fais-le, tu pourras dire que t’as joué en Ligue 1 comme ça ». Finalement, Ouadah restera sage.

Mbappé, Cavaleiro, Jemerson...

Abdelkader Dieme, lui, ne manque pas une seconde de la partie. La recrue hivernale enchaîne les clichés, les envoient à ses amis et sa famille du Sénégal, sa patrie qu’il a quitté il y a un peu plus de six mois. Le match se termine, les Ruthénois auront vu les deux derniers buts (2-2). Pourtant, dans le bus, les étoiles de la Ligue 1 ne font pas vraiment leur effet... « Ce n’est pas comme à la télé, ça ne va vraiment pas vite en vrai ! », entend-on. Le lendemain, le discours changera après avoir affronté Mbappé, Cavaleiro et autres... En attendant, sur le trajet du retour, ce sont davantage les « bolides » et autres magasins de luxe de la Principauté qui font parler. Pas de place à l’improvisation Il est presque minuit quand tout le monde est de retour à l’hôtel. Dans le hall, les joueurs retrouvent leur entraîneur Laurent Peyrelade, parti en fin d’après-midi de Rodez, pour attendre Adrien Oliveira, bloqué par ses obligations professionnelles, et Erwin Zelazny. Mais pas le temps d’échanger, de parler. Tout le monde regagne sa chambre. Le staff reste, lui, un peu dans le hall de l’hôtel. Deux joueurs tentent d’y descendre et sont gentiment invités à faire demi-tour par leur coach...

Le groupe vivait bien...

Si la tentation de profiter des nuits endiablées de la French Riviera était présente, personne ne craquera. La journée à venir ne va pas être de tout repos ! Petit-déjeuner à 8 h 45, séance vidéo à 10 h 45, promenade dans la foulée, déjeuner à midi, causerie à 13 h 45 et départ vers la Turbie juste après... Le samedi du Raf est programmé, chronométré, préparé à l’avance. Aucune place n’est laissée à l’improvisation. Les joueurs ont l’habitude. Tous d’ailleurs respectent les horaires. Pas de problème de réveil et autres. La machine « professionnelle » est lancée. Et les personnalités de chacun se dessinent, notamment lors de la promenade. Erwin Zelazny est déjà dans son match, casque vissé sur les oreilles. Le petit-déjeuner, il l’a pris seul, préférant la lecture du journal aux plaisirs des viennoiseries. « Erwin, il est dans son monde et il ne mange jamais le matin », souffle Laurent Peyrelade. De l’autre côté, les jeunes continuent à rire. Les boute-en-train Boissier, Ouadah et Rosier y vont tous de leur petite blague. L’avant-centre Da Silva se remémore tous ses matches, ses buts et échange longuement sur ses prestations, celles du groupe. Pendant ce temps, les « anciens », Yacine Si Salem et Jérémy Roumégous, affichent une sérénité déconcertante quand les Africains, « Momo » Camara et Abdelkader Dieme, ne parlent que très rarement... Bref, ce Raf-là est un vrai groupe. Et il vit bien, échange beaucoup. Qu’importe les différences.

Laurent Peyrelade, tout en charisme

C’est fini les vacances maintenant les gars ! » D’une phrase, lors de sa causerie samedi en début d’après-midi avant de prendre la direction du stade, Laurent Peyrelade a fait entrer tout le monde dans le match. Et fait grimper la pression. Debout, face aux siens, le coach en impose. Tout en sérénité, en charisme, il n’élève que rarement la voix. Et ne joue pas forcément sur le surplus de motivation. Juste rappelle-t-il que la situation sportive n’est pas au beau fixe, que l’urgence est bel et bien là avec une zone rouge de plus en plus proche. Sur le banc, il vibre Pour le reste, l’ex-protégé d’un certain Vahid Halilodzic parle tactique, beaucoup tactique. Et individualise son discours. Chaque joueur a droit à sa consigne particulière, les schémas de jeu sont dessinés au fur et à mesure sur le tableau noir. Le discours est bref, sans accroc. Il le sera également dans les vestiaires à la pause. Là non plus, le coach n’élève pas forcément la voix. Il n’en a pas besoin. On entendrait une mouche voler tant ses joueurs boivent ses paroles. Sur le banc, en revanche, Laurent Peyrelade se lâche ! Pas une minute ne passe sans qu’il ne se lève, élève la voix. Toujours sur ses joueurs, toujours individuellement. Le coach s’attache au moindre détail, est attentif à tout, partout, vit autant le match que ses protégés. Alors, quand le premier but de Monaco arrive en début de seconde période, la déception est grande. Surtout qu’il a été largement favorisé par un errement défensif des siens. Ce détail, Laurent Peyrelade le ruminera longtemps lors du trajet retour. Comme s’il n’avait jamais quitté le match.

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