Economie

Les aubracs et charolais s'envolent en Lituanie

  • La race aubrac est la première race française en nombre de bêtes en Lituanie.
    La race aubrac est la première race française en nombre de bêtes en Lituanie. Olivier Courtil/Centre Presse / Olivier Courtil/Centre Presse
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Pour la première fois, ces deux races ont quitté hier ensemble l’Aveyron, à Bozouls, pour s’en aller paître au bord de la Baltique où l’aubrac est la première race française importée.
 

Par les temps (de crise) qui courent, tout est bon à prendre. C’est en substance ce qui faisait écho auprès des responsables GIE aubrac et du charolais Aveyron. "Cela offre un autre débouché", résume, toujours les pieds sur terre, l’un des éleveurs présents hier à la Cemac de Bozouls pour assister au départ de 8 aubracs et 11 charolais (dont sept femelles) vers la Lituanie. Trente-six heures de route (!) au menu avec un arrêt obligatoire au centre agréé en Pologne pour une arrivée à Plungé, en Lituanie donc.

 


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Si ce pays balte est bien connu des aubracs - la race aubrac arrive en tête des races françaises avec environ 1 000 animaux - il s’agissait hier du premier départ commun avec des charolais aveyronnais. "C’est une démarche très salutaire", lance Olivier Maruejouls, président de Charolais Aveyron à Daniel Miquel, animateur du GIE aubrac ; avant de rendre à César ce qui revient à l’Aubrac : "Vous avez vendu le territoire Aveyron autant que vos animaux".

L’aubrac-charolais, un mariage ancien

Le GIE aubrac a donc fait jouer son réseau au profit d’une autre race, ce qui en dit long sur l’unité affichée entre éleveurs. "Il y a une complémentarité entre les deux races, c’est un mariage très ancien", rappelle Daniel Miquel, affichant chiffre à l’appui ce mariage de raison : la production de croisés sur le marché aubrac-charolais représente 25 % en Aveyron et s’élève jusqu’à 45 % à l’échelle nationale.
Hier, la barrière était ni entre les races ni entre les éleveurs mais celle de la langue… Pas facile de se comprendre entre Français et transporteurs polonais. Le camion fut délicat à remplir. "Il y a des taureaux anciens, il va falloir les attacher et les mettre têtes bêches", prévient Daniel Miquel. Et pour le premier taureau à entrer dans l’arène -nommé Espion- ce chargement fut sa première et douloureuse expérience.
Un départ avec des pincements au cœur aussi pour les éleveurs même si leurs animaux ne prennent pas la route d’un abattoir mais d’un élevage. Une association locale est censée réceptionner les bêtes puis les orienter vers divers éleveurs pour développer la production laitière.
En attendant, le chargement fera un premier arrêt à Limoges où 7-8 animaux s’ajouteront au convoi. Avec l’espoir pour les représentants des deux races que "les grosses contraintes sanitaires pour l’export soient levés", faisant allusion au potentiel des marchés russe et du Kazakhstan actuellement fermés, toujours à cause du virus de Schmallenberg.

Olivier Courtil
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