Un dentiste d'Onet dans l'enfer de Boston

  • Les deux bombes ont fait 3 morts et quelque 200 blessés sur la ligne d'arrivée du marathon de Boston.
    Les deux bombes ont fait 3 morts et quelque 200 blessés sur la ligne d'arrivée du marathon de Boston. Marc Hagopian/AFP
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Jean-Marie Sauveplane, un dentiste d’Onet qui a déjà une trentaine de marathons à son actif venait de passer la ligne d’arrivée lorsque la première bombe a explosé à Boston. Il témoigne.

"À un quart d’heure près, je passais juste au moment où la première bombe explosait. J’ai vraiment eu de la chance", se rassure Jean-Marie Sauveplane, un Castonétois qui participait lundi au marathon de Boston.
Quelques heures seulement après le double attentat qui a endeuillé la 117e édition du plus ancien marathon au monde, les images, "terribles et fortes", se bousculent dans la tête du dentiste aveyronnais. "Je venais juste de passer la ligne d’arrivée. Les bénévoles de la course nous demandaient d’évacuer l’aire d’arrivée pour ne pas provoquer de bouchon. J’allais donc récupérer mon vestiaire, un peu plus loin. C’est à ce moment-là que la première bombe a explosé", se remémore calmement l’homme qui a déjà une trentaine de marathons à son actif.

La fête transformée en cauchemar

"Et là, tout d’un coup, la fête s’est transformée en cauchemar. En deux secondes c’était la panique. Les gens pleuraient, les flics hurlaient des ordres au téléphone, c’était l’enfer. Puis, les ambulances ont déboulé de partout. D'autres policiers sont arrivés. Entre-temps la seconde bombe avait explosé ajoutant davantage d’angoisse et de panique à la situation. Moi, j’ai essayé de rejoindre mon hôtel où m’attendait ma femme qui, heureusement, avait préféré rester tranquillement sur place à l’hôtel plutôt qu’à l’arrivée de la course."  Un hôtel situé à deux pas, dans le même quartier.

« Un état de guerre »

Pour autant, Jean-Marie Sauveplane mettra près de deux heures à l’atteindre. "Dans le quartier, toutes les rues avaient été barrées. Impossible de passer. La police était sur les dents et visiblement tout le monde redoutait de nouvelles explosions. C’était vraiment impressionnant, un véritable état de guerre. Je n’oublierai jamais", ajoute encore l’Aveyronnais. "Ce matin, (nous l’avons joint au téléphone mardi, à 8 heures, soit à 14 heures en France), les rues sont toujours bloquées dans le quartier et il est impossible d’aller sur les lieux du drame. J’espère toutefois que l’on pourra quitter la ville normalement, comme prévu", conclut Jean-Marie Sauveplane un brin inquiet qui a prévu de rentrer ce vendredi.
 

R.B.
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