Rodez: une nouvelle galerie d'art dans le sillage de Pierre Soulages

  • Parce qu’il croit au "phénomène Soulages", Vincent Cunillère investit à Rodez.
    Parce qu’il croit au "phénomène Soulages", Vincent Cunillère investit à Rodez. Myl.L/CP
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Témoin privilégié du travail de Pierre Soulages depuis 20 ans, le photographe sétois Vincent Cunillère se lance dans une nouvelle aventure en ouvrant une galerie d’art au 31 avenue Victor-Hugo.

Bien qu’ayant tous les deux des attaches sétoises, c’est à Paris, dans l’atelier du peintre, que se sont rencontrés Pierre Soulages et Vincent Cunillère. En 1993, à la veille de l’installation des vitraux de Conques, le photographe admire le parcours et le travail de l’artiste internationalement renommé, "devenu un Dieu, un artiste phénoménal au-delà de la peinture"; le photographe rêve aussi de publier un reportage dans Paris Match, car "les choses intéressantes sont celles qui semblent inaccessibles".

"Saisir une certaine vérité"

Dans son travail, Vincent Cunillère cherche à "saisir une certaine vérité, un instant vrai" et bannit les studios, les mises en scène et les flashs.Dans l’atelier parisien de Pierre Soulages, le courant passe entre les deux perfectionnistes, au point que le jeune Sétois sera choisi pour accompagner le maître dans son cheminement pictural. Les portes s’ouvriront alors: reportage dans Paris Match, publication au Seuil, accréditation pour l’ouverture du musée Fabre à Montpellier et la rétrospective à Beaubourg, etc. "Lors de la préparation du livre sur les vitraux de Conques, j’ai écouté tout ce qu’il m’a dit car je n’étais rien et qu’il m’apprenait" confie le photographe, qui, vingt ans après, affiche la même posture: "Je reste en retrait et j’observe et j’apprends." 

Une galerie face au musée Soulages

Depuis vingt ans introduit dans le milieu de l’art et de ses satellites, Vincent Cunillère a eu le désir d’ouvrir une galerie d’art et de s’orienter vers le conseil en achat d’art, "bien avant le projet du musée Soulages à Rodez", tient-il à préciser. Une "expérience" de plus pour celui qui aime relever les défis, galvanisé par l’adversité. À la faveur d’une opportunité immobilière, et parce qu’il croit au "phénomène Soulages", le futur galeriste investit fin 2011 dans deux locaux professionnels et un terrain au 31, avenue Victor-Hugo, exactement en face de l’entrée du musée.

Dans la GalerieCV, l’amateur trouvera des Soulages, estampes, affiches et livres de collection. Vincent Cunillère n’écarte pas à long terme d’élargir l’offre, mais, circonspect, s’offre le luxe de voir venir: "Comme pour mon travail de photographe, j’ai besoin de recul." Actuellement en cours d’aménagement, la galerie pourrait ouvrir dès cet automne et précéder ainsi de quelques mois l’ouverture de son prestigieux vis-à-vis.

Myriam Laffont
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