Rodez

Grand Rodez: le président Ludovic Mouly explique son départ

  • Ludovic Mouly, au micro, lors de la visite du président de la République, François Hollande, le 29 mai au musée Soulages à Rodez. La structure est un projet d'envergure porté par le Grand Rodez et qu'a conduit M.Mouly.
    Ludovic Mouly, au micro, lors de la visite du président de la République, François Hollande, le 29 mai au musée Soulages à Rodez. La structure est un projet d'envergure porté par le Grand Rodez et qu'a conduit M.Mouly. Archives Centre Presse/José A. Torres - Archives Centre Presse/José A. Torres
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Ludovic Mouly a annoncé vendredi sa démission de la présidence de l'agglomération du Grand Rodez. Il a expliqué sa décision par un choix professionnel. 

Nous venons d’apprendre (vendredi) que vous abandonnez votre poste de président de la communauté d’agglomération du Grand Rodez.
Je vais effectivement quitter la présidence pour des raisons professionnelles, car je viens de recevoir une proposition de poste, basé à Paris. Un emploi à la direction « Commerce et marketing » du groupe GDF-Suez ; j’y occuperai un fauteuil de directeur délégué, chargé des collectivités et relations institutionnelles.

Cette annonce surprend tout le monde…
Il s’agit d’une très belle opportunité professionnelle. Et il faut que, désormais, les choses aillent assez vite. En effet, je suis attendu à Paris le mois prochain pour prendre mes nouvelles fonctions.

Et quand allez-vous officiellement annoncer votre démission ?
Mes collègues du Grand Rodez sont déjà avertis. Dans les jours à venir, c’est-à-dire la semaine prochaine, je vais rencontrer Cécile Pozzo di Borgo, la préfète de l’Aveyron, pour lui présenter ma démission et lui proposer un calendrier pour que s’organise l’élection d’un nouveau président et d’un nouveau bureau à la communauté d’agglomération.

Votre décision peut-elle perturber le bon fonctionnement de l’Agglo ?
Nous faisons tout pour que cette transition se déroule sans rupture dans l’action de la collectivité territoriale, et sans rupture politique. Aussi, le conseil communautaire pourrait se réunir durant la première quinzaine de juillet.

Cette « opportunité » n’est-elle pas qu’un prétexte. Votre démission ne cache-t-elle pas un ras-le-bol ? N’est-elle pas le résultat de tensions au sein du Grand Rodez ?
Nullement. Je vous assure qu’il ne s’agit pas d’un ras-le-bol de la politique. Ce poste à Paris est, à mon sens, doublement incompatible avec la fonction que j’exerce actuellement. Moralement, d’abord, il serait difficile, pour moi, de ne plus être disponible. De plus, ma fonction au sein du groupe GDF-Suez n’est pas compatible avec l’exécutif d’une agglomération telle que la nôtre.

Et quel regard portez-vous sur ces années passées à la tête de la communauté d’agglomération ?
Nous sommes parvenus à avoir une gouvernance stabilisée. Et je suis fier du travail et de l’action publique menés à la communauté d’agglomération. Je garderai également un bon souvenir de ma collaboration avec l’ensemble des techniciens. Il s’agit d’une expérience très enrichissante.

Et votre avenir politique ?
De toute façon, je n’ai jamais caché que je ne briguerai pas un nouveau mandat local dans un an (2014 est une année d’élection municipale, NDLR).

Votre successeur sera donc bientôt élu. Pensez-vous à quelqu’un pour vous succéder?
Moi, je pense que c’est Christian Teyssèdre (le maire de Rodez) qui doit y aller !
 

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