Orages dans l'Ouest-Aveyron : les habitants toujours sous le choc

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    Orages dans l'Ouest-Aveyron : les habitants toujours sous le choc José A. Torres / José A. Torres
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    Orages dans l'Ouest-Aveyron : les habitants toujours sous le choc José A. Torres / José A. Torres
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Près d'une semaine après les violents orages qui ont touché l'ouest du département, les habitants sont encore sous le choc tandis que les sapeurs-pompiers se relaient pour sécuriser la zone. Reportage. 

L’air s’engouffre dans les bâches, que les pneus usagers ne parviennent pas à lester suffisamment. C’est un boulot à plein temps. À plein vent. Sans droit à l’erreur aussi. Perché à plusieurs mètres de hauteur, sur un clocher vertigineux ou sur des toits ravagés par la tempête de samedi soir, il faut, au moins autant que de l’habilité, une concentration de tous les instants. De la patience aussi. Voilà plusieurs jours que les pompiers de l’Aveyron, ceux qui n’étaient pas partis en vacances, se relaient au service des habitants de Sanvensa, La Bastide-L’Évêque, Saint-Salvadou ou Morlhon, épicentre d’une tempête que personne n’a réellement vu venir. On sait simplement qu’elle est passée. Ici à Marmont, village d’une vingtaine de bâtisses ou ce qu’il en reste pour certaines, le doute n’est pas permis. Au milieu des ardoises, tuiles ou autre lauzes qui jonchent le sol, les pompiers s’affairent donc, ce jeudi matin, pour le 5ejour d’affilée, le premier s’entendant en non-stop.

"On pose des rustines"

"On pose des rustines", avoue humblement le lieutenant Gilles Gach du centre de secours de Villefranche, qui a supervisé une partie des opérations. Car dans la foulée d’une nuit de samedi à dimanche épique, qui a vu jusqu’à 70 hommes mobilisés sur le terrain, les pompiers de l’Aveyron ont pris sur eux de se muer en couvreurs de fortune. Une tâche chronophage qu’ils ont vue dans leur mission: "Nous sommes là pour protéger les personnes et les biens" avance le lieutenant.

Répondre à l’urgence

De toitures en toitures, quand elles ne se sont pas totalement envolées, les soldats du feu se sont organisés pour répondre à la demande. Pour répondre à l’urgence. "Dès le dimanche matin, tous les services publics se sont mis en route et il a fallu coordonner le tout", raconte Gilles Gach. À ErDF ou France Télécom la remise en état des réseaux, à la direction des routes le travail considérable sur les accès jonchés d’arbres, aux pompiers la protection. "Si nous ne le faisons pas, qui va le faire?" analyse le pompier professionnel lorsque l'on s’étonne d’une telle mission. Tout est dit. Place aux actes donc. Et à la mobilisation de l’ensemble des centres de secours du département.

Des habitants encore sous le choc

De Camarès à Lacalm, le vent a rapproché les pompiers aveyronnais, comme il les a certainement rapprochés, autant qu’il en est encore possible, de la population. D’autant que les services spécialisés étaient aussi sur le coup, qu’il s’agisse du Grimp (Groupe d’intervention en milieu périlleux) ou encore du sauvetage-déblaiement. "Nous nous sommes fixé une limite aux seules maisons d’habitation", s’excuse presque Gilles Gach, qui reconnaît avoir affaire, parfois depuis dimanche matin, à des habitants parfois tendus, encore sous le choc. "C’est humain", glisse-t-il. "Mais généralement, les gens nous sont reconnaissants." Au total de l’opération qui touchait à sa fin, hier, sauf si le vent faisait de nouveau des siennes, 220 pompiers aveyronnais se sont relayés pour parer au plus pressé. Officiellement, ils ont couvert près de 90 maisons. Mais sur le terrain, entre les déblaiements, les coups de main induits et les opérations diverses,"c’est bien plus que ça" concède Gilles Gach. Au-delà des chiffres, ils ont aussi de nouveau montré que les Aveyronnais pouvaient compter sur eux.

Pascal Laversenne
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