Orages dans l'Ouest-Aveyron: la ministre au chevet des sinistrés "désespérés"

  • Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la décentralisation, est venue constater l'ampleur des dégâts sur les bâtiments agricoles et dans les habitations. Elle a assuré qu'elle restait en Aveyron "pour aider".
    Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la décentralisation, est venue constater l'ampleur des dégâts sur les bâtiments agricoles et dans les habitations. Elle a assuré qu'elle restait en Aveyron "pour aider". Myriam Laffont/Centre Presse / Myriam Laffont/Centre Presse
  • Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la décentralisation, est venue constater l'ampleur des dégâts sur les bâtiments agricoles et dans les habitations. Elle a assuré qu'elle restait en Aveyron "pour aider".
    Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la décentralisation, est venue constater l'ampleur des dégâts sur les bâtiments agricoles et dans les habitations. Elle a assuré qu'elle restait en Aveyron "pour aider". Myriam Laffont/Centre Presse / Myriam Laffont/Centre Presse
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    Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la décentralisation, est venue constater l'ampleur des dégâts sur les bâtiments agricoles et dans les habitations. Elle a assuré qu'elle restait en Aveyron "pour aider". Myriam Laffont/Centre Presse / Myriam Laffont/Centre Presse
  • Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la décentralisation, est venue constater l'ampleur des dégâts sur les bâtiments agricoles et dans les habitations. Elle a assuré qu'elle restait en Aveyron "pour aider".
    Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la décentralisation, est venue constater l'ampleur des dégâts sur les bâtiments agricoles et dans les habitations. Elle a assuré qu'elle restait en Aveyron "pour aider". Myriam Laffont/Centre Presse / Myriam Laffont/Centre Presse
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Après les violents orages de vendredi 28 juillet, la ministre déléguée chargée de la décentralisation, Anne-Marie Escoffier est venue sur le terrain, samedi 3 août, pour apporter son soutien aux agriculteurs et faire accélérer les procédures. 

"Nous sommes désemparés. Désespérés. Il faut nous aider. Le seul travail des agriculteurs ne suffira pas." Sur la seule commune de La Bastide-l’Évêque, les pertes brutes après les violents orages de samedi dernier, se montent à 600 tonnes de céréales, 500 tonnes de paille et 250 hectares de maïs. Sur l’ensemble de la zone balayée par la mini-tornade, entre 1 300 et 1 600 hectares sont en grande partie détruits. "Dans ces conditions, on est content que vous soyez là", conclura Dominique Alet, l’un des 55 exploitants agricoles de la commune, en accueillant la ministre déléguée chargée de la Décentralisation, Anne-Marie Escoffier, en déplacement samedi matin sur les quatre communes les plus touchées de l’Ouest-Aveyron, soit La Bastide, Saint-Salvadou, Sanvensa et Morlhon.

"Le ministre de l'Intérieur défendra notre dossier"
Touchée, la ministre l’a été également, prenant au fil de la matinée et des rencontres la mesure de l’ampleur des dégâts, spectaculaires. Hameau de Labrousse, lieu-dit Labro-Marsaguettes, ferme Caussins, lieu-dit le Puech de Marmont, les témoignages poignants se bousculent et rappellent la violence et le déchaînement des éléments. Interpellée, à l’écoute de chacun, la ministre déléguée rappellera la "mobilisation exceptionnelle des services de l’État", ses interventions directes et les procédures en cours, pour l’état de catastrophe naturelle ou celui de calamité agricole. Que ce soit son premier jour de vacances ministérielles n’y change rien.

Anne-Marie Escoffier, pour qui "il était essentiel d’être aux côtés" des sinistrés, assure de sa présence et de ses soutiens: "Soyez-en sûr, le 22 août, le ministre de l’Intérieur défendra notre dossier au titre de l’état de catastrophe naturelle." Mieux, la ministre, plus que jamais de proximité, passe ses vacances "exclusivement" dans l’Aveyron et sera donc là pour "aider". Venant d’en haut, l’appui est bienvenu.

L'épineuse question du désamiantage
Car reste l’épineux problème des récoltes ravagées qui, étant assurables, ne relèvent ni de la catastrophe naturelle ni de la calamité agricole. Sur les 7 000 exploitations de l’Aveyron, 1 500 sont assurées pour les récoltes. Trop peu, mais cette assurance est trop chère ou inadaptée, dénoncent les agriculteurs. Anne-Marie Escoffier a donc invité Jacques Molières, le président de la chambre d’agriculture de l’Aveyron, à constituer et à lui adresser un dossier sur le sujet.

Sur l’ensemble des exploitations visitées, les toits des bâtiments agricoles sont éventrés et les tôles en fibrociment défoncées s’entassent. "Comment on va faire pour l’amiante ? On nous demande 36 € par m2 pour désamianter alors que l’assurance rembourse 10 € ? Si c’est comme ça, on risque de désamianter nous-mêmes, en enterrant n’importe comment…"

L’exaspération se perçoit autant que le désarroi chez le paysan, bras croisés, presque obtus. Consciente des drames humains sous-jacents, la ministre intimera alors des "procédures, plus efficaces, plus facilitatrices et plus rapides" de l’ensemble des acteurs mobilisés.

 

Myriam Laffont
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