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Norbert Fabre : "Si le SRA perd face à Hendaye ce sera grave"

  • Pour Norbert Fabre "l'objectif du SRA reste les phases finales".
    Pour Norbert Fabre "l'objectif du SRA reste les phases finales". JLB / JLB
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Rugby. Le président du Stade Ruthénois a confiance dans ses troupes pour la suite de la saison. Il est malgré tout méfiant pour la réception de la lanterne rouge Hendaye, samedi soir à 20 heures à Paul-Lignon. 

Après trois revers consécutifs, la victoire est-elle impérative face à Hendaye demain soir Bien entendu ! Mais il faut rester prudent car Hendaye va jouer. La balle à l’aile, la vie est belle pour les Basques. Alors, méfiance. 

À Lormont, le groupe était abattu. Vous étiez du déplacement. Que faut-il corriger par rapport à ce match ? On était abattu mais il ne faut pas oublier qu’on ne compte les bouses qu’à la fin de la foire. On n’a joué que trois rencontres, il est loin d’y avoir péril en la demeure. Ce qui est frustrant, c’est qu’à Lormont comme à Limoges en ouverture, on peut gagner. En Gironde, on passe 70% du temps dans leur camp et on ne gagne pas. C’est incompréhensible. Maintenant, il ne faut pas oublier que l’équipe a été renouvelée. Il faut du temps. Il ne faut pas tomber dans le catastrophisme ! Je suis bien moins inquiet que la saison dernière.

Quels sont les motifs de satisfaction depuis le début de la saison ? On a des bases très solides. Davantage que la saison passée. Les erreurs commises sont des erreurs individuelles. Et cela, ça s’ajuste. Ça ne pèche pas collectivement. Match après match, on va se rassurer. Le calendrier était très difficile en ce début de saison.

Comment analysez-vous les premiers résultats de la poule ? Trois équipes jouent les premiers rôles et visent, pour certaines, la montée en Pro D2. Il s’agit de Montauban, Limoges et Périgueux. On en a déjà joué deux... Ensuite, il y a deux formations qui sont habituées à jouer les phases finales comme Romans ou La Seyne-sur-Mer la saison dernière. Ce sont Langon et Saint-Jean-de-Luz. Ensuite, il y a un ventre mou où nous sommes avec Lavaur par exemple. On peut donc créer la surprise. Quant à Hendaye, Lormont et Tulle, je les vois mal jouer plus que le maintien.

Vous parliez récemment de phases finales. Est-ce toujours au goût du jour après trois revers ? On est à l’abri de rien mais l’objectif reste les phases finales. En revanche, si on perd face à Hendaye, là ce sera grave…

Êtes-vous satisfait de l’apport des recrues de l’intersaison ? Oui, le pack s’est renforcé. Les comportements sur et en dehors du terrain sont magnifiques. Tous les nouveaux ont un super état d’esprit. On a beaucoup gagné sur ce point-là par rapport à la saison dernière où il y avait moins de cohésion. Là, tout le monde s’est bien intégré. Il n’y a pas de clan.

Le groupe est en revanche très jeune. Y a-t-il un revers de la médaille à cela ? Oui, c’est l’indiscipline.

Et peut-être également le manque d’un leader... Non car il y en a qui se révéleront chef au fil de la saison. C’est quelque chose qui s’apprend. On ne se proclame pas chef comme cela. Il faut du temps. Et c’est l’exemplarité qui fait un leader.

En parlant de recrutement, comment évolue le dossier du 2e ligne géorgien Giorgi Talakhadze ? On a toujours un problème de papiers. Le consulat de France en Géorgie est très tatillon. On l’espérait pour le début de saison. On attend que cela se débloque car la deuxième ligne est notre point faible en ce moment. Il nous faut un sauteur en touches car on ne peut pas se permettre d’en perdre autant !

Le joueur a-t-il signé un contrat avec votre club ? Oui donc il doit venir. Mais que personne ne s’inquiète, on ne le rémunère pas en Géorgie (rires).

Mathieu Roualdés
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