Grand Rodez Ruthénois

Rodez : deux mois de prison pour vol à l’étalage et violences

  • L'audience s'est tenue au tribunal correctionnel de Rodez.
    L'audience s'est tenue au tribunal correctionnel de Rodez. JAT -
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Justice. Un jeune Ruthénois de 28 ans a été condamné hier a deux mois prisons pour vol avec violences, outrages et menaces de mort. 

C'est une scène digne d’un téléfilm qui s’est déroulée jeudi dans le centre-ville de Rodez. La présentation d’A.D., hier, au tribunal de grande instance dans le cadre d’une comparution immédiate ne relevait pas, elle, de la fiction. Sa condamnation non plus. Cet homme de 28 ans, originaire de Lens et résidant à Rodez, était jugé pour des faits de vol avec violences, outrages et menaces de mort.

Du magret plutôt que des bières

Jeudi 26 septembre, il se rend au magasin Monoprix pour acheter des bières. Il passe en caisse, paye, puis se ravise, entre à nouveau dans le magasin, prend trois magrets de canard et repart, sans payer son dû cette fois. Le vigile le poursuit à travers la cathédrale, parvient à l’attraper mais le voleur l’attaque, lui assène coups de poing et de pied et s’enfuit. La course-poursuite s’achève rue Cabrières où A.D. est intercepté par un fonctionnaire de police qui, compte tenu de son état d’excitation et de sa tentative de se saisir de son arme, le met au sol et le menotte. Le prévenu l’insulte alors copieusement, tente de lui cracher dessus et le menace de mort.

Trois condamnations au casier judiciaire

"Je n’avais jamais volé. Ça m’est passé par la tête, comme ça. J’étais paniqué, j’ai essayé de lui prendre son arme car je ne voulais pas qu’il m’attrape et je voulais me mettre une balle. J’ai des problèmes psychologiques", dit le prévenu au tribunal. Victime de troubles bipolaires et diagnostiqué comme maniaco-dépressif, A.D. compte trois condamnations à son casier judiciaire et est sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve (SME).  

"Ses problèmes psychologiques n’excusent rien. Il a toujours été jugé responsable de ses actes", lance le substitut du procureur Wolff, requérant huit mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt et la révocation d’un mois sur les deux de SME. L’avocat de la défense, Me Boutaric, plaide "un coup de folie", les troubles psychologiques et la fragilité de son client. "En détention, il va se faire manger. Soit vous lui tendez la main, soit vous l’enfoncez. En tout cas, le mandat de dépôt ne se justifie pas; il n’est pas vindicatif." Le tribunal condamne A.D. à deux mois de prison et révoque un mois de sursis. Une peine que le juge d’application pourrait aménager.

Anaïs Arnal
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