Hausse de la TVA : la filière équine aveyronnaise déterminée

  • La filière équine craint des répercussions sur l'ensemble de ses métiers.
    La filière équine craint des répercussions sur l'ensemble de ses métiers. Philippe Hugen/AFP
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FISCALITE. L'augmentation de la TVA sur les activités des centres équestres entretient la colère du monde de l'équitation. Nicolas Burtin, du domaine de Combelles, craint un impact fort sur les petites structures de la région. 

Après la publication au Journal Officiel, mercredi 13 novembre, de l'abrogation du taux réduit de TVA sur les activités des centres équestres, les premières réactions du monde équestre aveyronnais étaient bien évidemment hostiles à cette hausse (de 7% à 20%) qui s'appliquera le 1er janvier 2014.

"Ça va toucher toute la filière, de l’élevage à la vente à l’animation, etc.", avertit ainsi Nicolas Burtin, responsable pédagogique du domaine de Combelles. Le président de la commission paritaire régionale des établissements équestres craint du coup des répercussions visibles et drastiques. "Si tout augmente de 13%, qu’un centre ne tire plus à la marge, il va être contraint de licencier du personnel", illustre-t-il.

Premières victimes selon lui, les petites structures. Une catégorie à laquelle Combelles et ses 450 licenciés (le domaine est également un centre de vacances) n’appartient pas mais qui ne l’exclut pas pour autant de futures difficultés. "46 % des centres équestres de Midi-Pyrénées comptent moins de 60 licenciés. Cela laisse mesurer l’impact même si les 'gros' s’en sortiront un peu mieux".

Le monde de l'équitation ne compte pas baisser les bras. "D’autres actions sont prévues, confirme Nicolas Burtin. On va se réunir pour savoir ce qu’on va faire. Mais on est parti pour continuer le mouvement".  

Maxime Raynaud
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