Incendie d'un foyer Adoma à Dijon en 2010: 20 ans de réclusion requis contre les deux accusés

  • Marche silencieuse le 17 novembre 2010 à Dijon en hommage aux victimes de l'incendie dufoyer Adoma
    Marche silencieuse le 17 novembre 2010 à Dijon en hommage aux victimes de l'incendie dufoyer Adoma AFP/Archives - Jeff Pachoud / AFP/Archives - Jeff Pachoud
  • Marche silencieuse le 17 novembre 2010 à Dijon en hommage aux victimes de l'incendie dufoyer Adoma
    Marche silencieuse le 17 novembre 2010 à Dijon en hommage aux victimes de l'incendie dufoyer Adoma AFP - Jeff Pachoud / AFP - Jeff Pachoud
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Une peine de vingt ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté des deux tiers, a été requise mercredi à l'encontre des deux accusés au procès de l'incendie d'un foyer Adoma qui avait fait sept morts à Dijon en 2010.

L'avocat général, Pascal Labonne-Colin, a également réclamé devant la cour d'assises de Côte-d'Or un suivi socio-judiciaire de dix ans pour Rémi Kukulinski, 22 ans, et Nicolas Dos Reis, 21 ans, deux cousins jugés depuis le 3 décembre à Dijon. Le verdict est attendu jeudi après les plaidoiries de la défense.

Le 14 novembre 2010, vers 01H30 à Dijon, un incendie de poubelles s'était propagé au foyer Adoma, qui accueillait alors 190 résidents - demandeurs d'asile, travailleurs immigrés et personnes en situation précaire.

Sept hommes, âgés de 55 à 81 ans, l'un de nationalité française, les autres originaires d'Afrique ou d'Asie, étaient morts, l'un en sautant du septième étage et les six autres asphyxiés.

Les autres occupants avaient été incommodés par les fumées, quelque 70 d'entre eux étant hospitalisés, dont une dizaine dans un état grave. Près de 200 personnes se sont constituées parties civiles au procès.

"Cela fait trois ans que les victimes attendent le pourquoi. Voilà pourquoi ces hommes sont morts: parce que mettre le feu, ça donne plus du plaisir, c'est amusant, c'est joli", a dénoncé l'avocat général, décrivant les accusés comme "deux psychopathes indifférents aux autres et sûrs d'eux-mêmes".

Au cours des débats, l'un des deux cousins, déjà connus pour des feux de poubelles en Côte d'Or en 2009, a expliqué qu'ils avaient mis le feu "juste histoire de faire les cons". Après l'incendie du foyer, ils avaient rapidement été suspectés, ayant eux-mêmes prévenu les secours et alimenté plusieurs médias en donnant des détails.

Source : AFP

AFP
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