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Plenecassagne : «On est allé au bout de nos idées»

  • Plenecassagne : «Le bilan est relativement satisfaisant».
    Plenecassagne : «Le bilan est relativement satisfaisant». JLB / JLB
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Football. Trêve oblige, l’entraîneur du Raf, Franck Plenecassagne, s’est prêté au jeu de l’interview bilan. Plutôt satisfait de ce début de saison, le technicien ne cache sa déception quand il évoque le manque d'implication des jeunes.

Trêve oblige, l’entraîneur du Raf, Franck Plenecassagne, s’est prêté au jeu de l’interview bilan. Plutôt satisfait de ce début de saison, le technicien ne cache sa déception quand il évoque le manque d'implication des jeunes. 

Vous achevez la première partie de saison à la 6e place. Mais les deux dernières sorties, marquées par une défaite (2-1 face à Pau) et un nul (face à Nice II, 1-1), de surcroît à domicile, n’ont-elles pas atténué la bonne impression ? 

Oui, dans la mesure où tu dois gagner au moins un de ces deux matches. Surtout à domicile. C’est le petit bémol et le regret.

Mais le bilan est quand même relativement satisfaisant, que ce soit pour les résultats ou l’état d’esprit. Il faut se rappeler que ça n’était pas une habitude.

On ne doit pas s’en satisfaire mais la qualité de jeu a quand même été là.

N’avez-vous pas le sentiment qu’à partir du moment où vous avez atteint les sommets du groupe, après la victoire face à Cannes (2-1, 11e journée), une cassure s’est opérée?

Non, ce sont les circonstances. On a peut-être moins progressé à partir de cet instant mais il y avait également plus de fatigue. Selon moi, la place de leader n’a rien changé. La volonté de jouer est permanente. Mais ce sont aussi des arguments physiques et mentaux qui te permettent d’assurer cela. On n’a également peut-être pas passé de cap supplémentaire. On ne sait pas jusqu’où on peut progresser, tout simplement car on n’a pas de référence. 

N’avez-vous pas également payé la justesse de l’effectif? 

Je n’ai jamais occulté cette donnée. On sait que tout peut aller très vite, surtout lorsque l’effectif est court. Maintenant, je laisse parler les gens sur le classement. Je sais qu’on a 8 points d’avance sur le 1er relégable (Marignane) et 4 de moins que le 1er club amateur (Martigues). Mais la problématique, c’est le jeu. Dans cette poule, où encore ce week-end le dernier bat le premier, la montée ne se fera pas sur la qualité de jeu mais sur l’efficacité dans les zones de vérité.

Là où le Raf pèche...

Il n’y a qu’à voir les statistiques, on est la seule équipe où personne n’a marqué plus de deux buts en championnat. On sait très bien qu’on a laissé échapper des points par manque d’efficacité.

Cela tombe bien, le mercato arrive (du 1er janvier au 31 janvier)...

Non, car la politique est de savoir déjà où est-ce qu’on a besoin d’être renforcé. Pour moi, le paramètre c’est le délai de récupération de nos défenseurs axiaux puisqu’«Adri» (Faviana) et «Jérem» (Roumégous) pourraient être remis à la fin du mercato. Un apport offensif, sans parler forcément d’un attaquant, peut aussi se poser. Il y a une réflexion sur la nécessité de recruter mais il n’y a pas de prospection pour l’instant. Et, au-delà de l’aspect sportif ou économique, il faut aussi que ça ne perturbe pas l’équilibre du groupe.

Finalement, ne regrettez-vous pas l’aventure en Coupe de France?

Hier (samedi), les joueurs sont allés au bout d’eux-mêmes. Ils n’ont pas lâché ou triché. Mais là où la Coupe nous a peut-être été préjudiciable, c’est au niveau fatigue physique. Trois matches de 120 minutes, ça n’est pas anodin. Mentalement, deux séances de tirs au but, c’est aussi usant. Mais ça nous a amenés de la confiance, de la cohésion.

Ressentez-vous une fierté d’avoir amené le Raf en 32es de finale? 

Je raisonne en terme d’objectifs. C’en était un. On l’a rempli. Maintenant, il en reste un: c’est de se maintenir, et mieux que la saison dernière (8e au terme de l’exercice 2012-13). Qu’on garde notre qualité de jeu sur la seconde phase, qu’on ne soit pas pris par l’enjeu, par de la suffisance. Mais aujourd’hui, je crois qu’il y assez de garde-fous dans ce groupe pour rappeler que si on en est là, c’est grâce à l’investissement de chacun. 

Quelles sont les déceptions à l’issue de cette première phase?

J’en ai une par rapport aux jeunes car j’avais davantage d’attentes. Pas dans la qualité mais dans la détermination. Heureusement, Oliveira et Chougrani font partie des bonnes surprises. Je me remets aussi en question en disant cela. Mais la balle était dans leur camp. L’an dernier, ils avaient donné satisfaction et c’était pourtant beaucoup moins simple. Là, ils rentrent dans un groupe sain, qui joue les premiers rôles. Mais ils se reposent sur leurs lauriers. Et je ne pense pas leur en demander trop.

Vous vantez souvent l’esprit de votre groupe. N’est-ce pas la plus grosse victoire? 

Il faut rester humble car il y a toujours une part de réussite. Mais avec tout le staff, de David Manhaval (entraîneur des gardiens) à Gregory Ursule, on a fait ce qu’on avait dit. On s’est imposé des sacrifices mais on est allé au bout de nos idées. Et ça nous sourit. Si on y est attentif, ça va encore se bonifier.

Max.R
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