Rodez Aveyron Football

Coupe de France : quand le Raf avait terrassé le PSG

  • Un nouvel exploit pour Freddy Castanier et le Raf, dimanche face à Montpellier ?
    Un nouvel exploit pour Freddy Castanier et le Raf, dimanche face à Montpellier ?
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Le 4 mars 2009, le Rodez Aveyron football avait dominé le Paris Saint-Germain (3-1 ap) pour s’offrir une place en quarts de finale. Un match encore dans toutes les têtes, du doublé de Choplin à la tempête de neige qui avait précédé le coup d’envoi puis à l’explosion de joie dans tout Rodez. Julien Lorthioir et Freddy Castanier, les deux derniers joueurs de cette épopée encore présents sur le terrain, se souviennent.

L’IMAGE QUI LEUR RESTE
Pour le milieu offensif Julien Lorthioir, titulaire ce 4 mars 2009, et le milieu défensif Freddy Castanier, entré en jeu à la 71e minute, la réponse à cette question est une évidence. L’image la plus marquante de cette soirée reste « la qualification, quand l’arbitre siffle la fin du match, glisse dans un sourire le premier. C’était énorme, ce résultat et cette explosion de joie dans le stade. » Le second, lui, ajoute « le 3ebut (inscrit par Pacios). Là, on a compris qu’on avait réussi. »

LES RAISONS DE LA VICTOIRE
Pour les deux joueurs, la recette serait à chercher dans un certain cocktail. « Le jour J, tout le monde a eu la bonne pression et s’est lâché, justifie Castanier. Et puis, cette tempête avant le coup d’envoi a aussi refroidi les Parisiens qui, franchement, n’étaient pas non plus venus à fond. Il y a aussi des jours comme ça où tu ne peux pas expliquer une certaine réussite. Comme sur le 2e but et cette frappe de Choplin déviée qui lobe Landreau... » De son côté, Lorthioir se souvient de l’état particulier dans lequel se trouvaient les joueurs ruthénois. « Quand on reçoit une telle équipe, avec un tel public, on est transcendé. C’est la magie de la Coupe. » « Un tel exploit, tu l’accomplis en groupe, ajoute l’ex-Sedanais. Tu ne peux pas battre une équipe à toi seul. Ce jour-là, on s’est aperçu qu’on pouvait faire de grandes choses ensemble. »


LE « FOLKLORE » DE LA SEMAINE PRÉCÉDENTE
À match particulier, préparation particulière. Les deux Ruthénois se rappellent d’ailleurs d’un véritable « engouement » les jours précédents ce match joué un mercredi. « L’excitation monte avec la concentration au fur et à mesure qu’on se rapproche du match, note Lorthioir. Et puis, il y a les sollicitations médiatiques, les gens qui te parlent de ça dans la rue, partout. » « À l’époque, on était en fond de classement de National et on pensait seulement au championnat. Puis tout s’est enchaîné, les caméras, le folklore, etc. Quand on n’a pas l’habitude, ça fait plaisir, ce sont les rares moments où on est exposé », se remémore Castanier, alors comparé à Toulalan dans le journal L’Équipe. Un raz de marée médiatique à l’échelle de Rodez qui ne doit néanmoins pas déstabiliser comme l’explique « Lorthi ». « Pour ces matches-là, il faut essayer de ne rien changer. Habituellement, je suis décontracté, je chambre, je rigole. Alors avant ces rencontres, je ne vais pas mettre un casque ou ces choses-là. Je reste le même. »


UN MATCH ENCORE DANS TOUTES LES TÊTES
Que reste-t-il de ce 8e de finale ? Des images et surtout plusieurs traces indélébiles. La première étant évidemment la marque qu’a laissée cet exploit dans la France du foot. « Souvent, lorsqu’ils arrivent à Rodez, les nouveaux joueurs demandent si on faisait partie de cette équipe », note le milieu offensif. Et puis, il y a la source de motivation. « Lors des premiers tours de Coupe, quand c’est un peu galère, comme cette année, on essaie de se projeter vers de telles affiches », explique Castanier. Le temps a passé mais le papier est, lui, resté. Et à l’unanimité, la Une de L’Équipe du 5 mars 2009 (voir par ailleurs) constitue un souvenir précieux. « Bien sûr, elle est encadrée et accrochée dans la chambre avec mes plus beaux maillots !, se marre Lorthioir. Quand tu es un petit joueur (sic), tu n’as pas cet honneur tous les jours. » « Ça marque une carrière, abonde Castanier. Mais si on peut en avoir d’autres...»

Maxime Raynaud
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