Brusque

Un projet d’eau en bouteille prend sa source à Brusque

  • Le projet est défendu par la commune de Brusque depuis 1993.
    Le projet est défendu par la commune de Brusque depuis 1993. ML -
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Dans le sud du département, à la frontière de l’Hérault, un projet d’usine d’embouteillage d’une eau plate est en cours. Cette eau, « faiblement minéralisée » coule de la source du Céras. Une réunion s’est tenue dernièrement, avec les services de l’État. Une rencontre indispensable avant l’instruction du dossier.
 

Trouver dans les rayons des magasins de l’eau en bouteille originaire de l’Aveyron, ce sera peut-être prochainement une réalité. Pour cause, une usine d’embouteillage est actuellement à l’étude dans le sud du département.
D’emblée, l’Agence régionale de santé (ARS) précise que l’on en est « à l’avant-avant-avant-projet ». Plus concrètement, les services de l’État, qui ont été saisis pour la délivrance de toutes les autorisations indispensables à une telle réalisation, planchent « sur des études portant sur la capacité de cette eau à être embouteillée ». Une eau de source, non gazeuse, que l’on trouve sur le territoire de la commune de Brusque. Une eau, qui pourrait ainsi générer la création d’emplois et assurer la notoriété de la région, qui sort de terre par « la source du Céras », précise-t-on du côté de l’ARS.


Réunion avant l’instruction du dossier

Justement, il y a quelques semaines, une réunion s’est tenue, entre toutes les parties impliquées dans cette affaire, pour préparer la constitution du projet. Et c’est là qu’il apparaît que la première eau en bouteille « Made in Aveyron » ne verra pas le jour dans l’immédiat. Selon l’Agence régionale de santé, « nous en sommes encore à l’étape de la qualité et l’appréciation des ressources, avant d’engager l’instruction du dossier ».
S’il en est un qui est un fervent défenseur de ce projet, c’est le maire de Brusque, André Bernat. « Et ce, depuis des années », selon l’ARS, avant de préciser que « le premier rapport remonte à 1993 ». À l’heure de « la phase de préconcertation » qui met autour de la table le particulier qui souhaite construire une usine d’embouteillage et les services de l’État, ce premier magistrat se montre on ne peut plus discret. Contacté, celui-ci s’interdit tout commentaire, précisant seulement que de « l’eau faiblement minéralisée » coule de la source du Céras. « Je ne veux pas vendre d’illusions », lâche-t-il, soulignant, dans la foulée, que « les affaires se mènent dans la discrétion. Et avec efficacité ». Une discrétion qui pousse l’élu à taire tant l’identité de l’entrepreneur que le nombre d’emplois que l’usine d’embouteillage pourrait générer.

Charles Leduc
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