Football

Ronny Rodelin : "Mon corps a appris le monde pro !"

  • Pour sa troisième saison à Lille, Ronny Rodelin a inscrit son troisième but de la saison à Amiens en Coupe de France dimanche.
    Pour sa troisième saison à Lille, Ronny Rodelin a inscrit son troisième but de la saison à Amiens en Coupe de France dimanche. AFP Philippe Huguen / AFP Philippe Huguen
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De Millau aux pelouses de National avec Rodez en passant par Onet-le-Château ou Nantes, l'attaquant du Losc, Ronny Rodelin revient sur ces années formatrices en Aveyron. Entretien.  

Vous êtes arrivé en Aveyron en provenance de l’île de la Réunion. Pas trop dur à encaisser ?

À la base, je ne suis pas venu spécialement pour le foot. Ma mère a été mutée en France et elle s’est d’abord installée à Perpignan. Moi, je suis resté à la Réunion avec mon père qui m’entraînait, au club de la Gauloise. Puis, à 10 ans, j’ai rejoint ma mère à Millau où elle avait trouvé du travail. J’ai signé ma première licence en métropole au Som. J’y suis resté trois saisons et je garde d’excellents souvenirs de cette période !

Vous avez ensuite rejoint Onet...

Oui, là également, j’ai suivi ma mère. Elle avait trouvé un nouveau poste à Onet-le-Château et j’ai fait la classe sport étude à Naucelle (6e et 5e).

Vous choisissez alors le club d’Onet et pas le Raf. Pourquoi ce choix ?

À cette époque (U13), le jeu d’Onet m’impressionnait vraiment. Mais je n’y suis resté qu’un an et demi avant de rejoindre Rodez en U15. Pascal Guitard m’avait appelé pour essayer de faire monter l’équipe d’Honneur Ligue à Nationaux. J’appréhendais un peu au début, je pensais que le club serait moins chaleureux mais j’ai vite retrouvé cet esprit de famille qui existait à Onet. Nous avions atteint l’objectif de monter en U18 Nationaux. Cette saison-là, j’ai commencé à faire des entraînements avec les seniors de Franck Rizzetto (alors en National, NDLR).

Le fossé a-t-il été dur à appréhender 

Oui mais j’ai été très bien accueilli et cette expérience m’a également beaucoup aidé notamment lorsque je redescendais jouer enU18 où je devais montrer l’exemple et aider les copains. J’essayais de transmettre ce que j’apprenais avec les seniors. 

Vous aviez déjà franchi une belle étape à ce moment-là...

Quand le coach, Franck Rizzetto, m’a appelé et m’a demandé de venir au château de Vabre pour reprendre la saison avec les seniors, j’étais aux anges! C’était une étape franchie mais il fallait continuer à travailler pour en franchir d’autres encore.

Vous effectuez une vingtaine de matches en National puis tout s’est très vite enchaîné. Nantes vous a contacté et vous n’hésitez pas à faire vos bagages. Comment les contacts se sont-ils passés ?

J’avais été repéré lorsque nous jouions en région parisienne (Villemomble, Paris FC, Créteil, Sannois-Saint-Gratien...). Je me souviens également que les recruteurs nantais étaient venus m’observer lors d’un match deDH avec l’équipe réserve à Villefranche-de-Rouergue. Ils ont traité avec mon agent et cela s’est vite concrétisé.

À seulement 18 ans, n’est-il pas difficile d’intégrer une formation de L1 

Je venais juste d’avoir mon permis de conduire! Et passer de Rodez à Nantes, ça m’a fait un choc. J’ai signé un contrat de quatre ans avec Nantes: un en tant que stagiaire et trois comme professionnel. Finalement, la préformation n’a duré que trois mois et pas douze comme cela était prévu ! Dès la première semaine, la préparation avec la CFA m’avait «tuée». Je passais de deux entraînements par semaine à un entraînement par jour. Mon corps a dû s’adapter.

Et vous faites rapidement vos grands débuts en Ligue 1 sous les ordres d’Élie Baup. Quel souvenir en gardez-vous ?

Oui, c’était contre Paris en plus (le 7 février 2009, NDLR)! Je me souviens que Mickaël Landreau me sort une belle frappe. Ce sont de super souvenirs, vraiment!

Vous avez ensuite enchaîné pas mal de blessures durant votre période nantaise. Est-ce dû au fait de passer du niveau amateur à professionnel ?

C’était vraiment frustrant. Tu te blesses, tu reviens, tu rechutes... Mais, petit à petit, mon corps a appris le monde pro. Je me suis pas mal étoffé au fil des années. Mais, c’est à Lille que j’ai vraiment appris à connaître mon corps, avec un vrai suivi. Depuis ce moment-là, j’ai connu très peu de blessures. Jouer tous les trois jours ne me pose pas de problème maintenant.

Sur quel aspect de votre jeu pensez-vous pouvoir encore progresser pour franchir un nouveau palier ?

J’aimerais marquer davantage (6 buts depuis son arrivée à Lille en 2011, NDLR). J’ai quand même déjà franchi une étape depuis que je suis dans le Nord. Je découvre encore la Ligue 1 mais je dois progresser dans la concentration et la lucidité devant le but.

Quels conseils donneriez-vous aujourd’hui aux jeunes qui rêvent de suivre votre trace ?

Sur mon chemin, j’ai croisé des joueurs meilleurs que moi. Mais la différence entre eux et moi, c’est que j’aime vraiment le foot. À l’entraînement, j’étais toujours dans l’optique de vouloir travailler alors que d’autres étaient peut-être moins sérieux.

Maxime Raynaud
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