BTP : la profession "au fond du trou !"

  • BTP : la profession "au fond du trou !"
    BTP : la profession "au fond du trou !"
  • Depuis 2008, le secteur du bâtiment a perdu 1000 emplois dans le département
    Depuis 2008, le secteur du bâtiment a perdu 1000 emplois dans le département
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Economie. Selon les chefs d’entreprise interrogés par l'Insee, en février 2014, le climat des affaires reste défavorable dans le bâtiment. Pour le président de la FBTP, la profession est "au fond du trou". 

"Entre les mesures gouvernementales partiellement favorables, voire défavorables, les rabotages fiscaux, les difficultés de trésorerie, la quasi-disparition des marges, l'augmentation de la pression fiscale et le coût social du chômage que nous générons, l'équilibre n'y est plus. Nous manquons d'oxygène, notre avenir s'assombrit dangereusement". Lors de l'assemblée générale annuelle de la Fédération départementale du bâtiment et des travaux publics (FBTP12), en novembre 2013, le président Jean-Pierre Servant avait annoncé ce qui se confirme aujourd'hui. 

Dans son enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie du bâtiment, l'Insee dresse un pâle portrait de la profession. En février 2014, les entrepreneurs estiment que leur activité reste dégradée sur la période récente. Ils sont même plus nombreux qu’en janvier à prévoir une baisse de leur activité pour les trois prochains mois. 

BTP : la profession "au fond du trou !"
BTP : la profession "au fond du trou !"

La profession "est au fond du trou"

Carnet de commandes en deçà de la moyenne, sous-exploitation de la capacité de production, baisse de la commande publique et privée ( malgré un léger rebond du secteur constaté en janvier 2014)... Comme au mois de novembre, la profession "est au fond du trou", se désole Jean-Pierre Servant. 

Depuis 2008, le secteur du bâtiment perdu 1000 emplois dans le département, une chute vertigineuse, un temps freinée par les frémissements dans le secteur de la rénovation, mais là encore, rappelle le président, "pas de quoi pavoiser".

" Les mois à venir risquent de déboucher sur une nouvelle et violente contraction", explique Jean-Pierre Servant. "Il ne faudra pas compter sur une reprise en matière de commandes privées, et encore moins publiques, étant donné les difficultés financières des conseils généraux." Année élective oblige, le président pressent, "a minima, un arrêt de la commande qui pourrait durer au moins huit mois". Quand on sait que la profession dépend à presque 80 % de la commande publique...

J.B.
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