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A la recherche du vol MH370 dans les mers australes reculées

  • Photo prise le 20 mars 2014 montrant des soldats australiens lors des opérations de recherche dans l'Océan indien du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu
    Photo prise le 20 mars 2014 montrant des soldats australiens lors des opérations de recherche dans l'Océan indien du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu Défense australienne/AFP - Justin Brown / Défense australienne/AFP - Justin Brown
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Cinq avions scrutaient vendredi le sud de l'océan Indien, à la recherche d'objets flottants repérés par images satellitaires, peut-être des débris du vol MH370 disparu il y a presque deux semaines, mais les autorités soulignaient la difficulté de l'opération dans ces mers australes isolées.

Treize jours après la disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines, entre Kuala Lumpur et Pékin, les recherches se concentrent sur une vaste étendue d'eau glacée de quelque 23.000 km2, à 2.500 km au sud-ouest de Perth, la principale ville de la côte ouest australienne.

Très loin de la trajectoire initiale de l'avion, qui avait à son bord 239 personnes.

L'enquête a été relancée la veille par deux larges objets flottants, dont un de 24 mètres, distingués à grand peine sur des images satellites qui datent de dimanche.

Qualifiée de "nouvelle et crédible" par le Premier ministre australien Tony Abbott, cette piste est "probablement la meilleure que nous ayons pour le moment", selon le responsable de l'Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA), John Young.

Cinq appareils d'Australie, de Nouvelle-Zélande et des États-Unis prenaient part aux recherches vendredi. Les premiers survols, jeudi, n'avaient rien donné, les opérations ayant souffert de mauvaises conditions météo.

En mer, la Chine a annoncé le déploiement d'au moins sept navires dans la zone des débris supposés du sud de l'océan indien.

Les navires de secours Haixun 01 et 31, tout comme les Nanhaijiu 101 et 115, sont sur le point de partir pour la zone, et trois autres navires chinois sont déjà en route, selon l'agence officielle Chine nouvelle.

Le temps doit s'éclaircir vendredi et faciliter l'observation des flots, selon l'agence australienne de météorologie.

- "Difficile de faire plus isolé" -

Mais la zone à couvrir est très loin des côtes et chaque appareil ne peut effectuer que deux heures d'observation avant de revenir à terre.

En mer, un navire marchand norvégien est également arrivé jeudi dans la zone pour participer aux opérations. Un navire australien, le HMAS Success, assez puissant pour remorquer d'énormes débris, est en route mais n'arrivera pas sur place avant plusieurs jours.

Vendredi, la Chine a annoncé le déploiement d'au moins sept navires dans la zone des débris supposés du sud de l'océan indien.

Les navires de secours Haixun 01 et 31, tout comme les Nanhaijiu 101 et 115, sont sur le point de partir pour la zone, et trois autres navires chinois sont déjà en route, selon l'agence officielle Chine nouvelle.

Après plusieurs fausses alertes, les autorités veillaient à souligner la complexité des opérations et rappelaient que les objets repérés sur les images ne provenaient peut-être pas du Boeing 777.

De plus, depuis leur détection, ces objets ont pu dériver. Pour le ministre australien de la Défense, David Johnston, c'est un "cauchemar logistique". "Nous sommes dans une région parmi les plus isolées de la planète. En fait, on peut difficilement faire plus isolé", a-t-il dit à la télévision australienne.

Mais cette piste n'en relance pas moins l'enquête, engluée depuis des jours dans la confusion, les récriminations, les fausses pistes et les plus folles rumeurs.

Le président chinois Xi Jinping est "anéanti" par cette affaire, a assuré vendredi le Premier ministre australien Tony Abbott, qui lui a parlé au téléphone. Sur les 227 passagers, 153 étaient chinois.

Le vol MH370 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin s'est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars à 00H41 (16H41 GMT vendredi).

A mi-chemin entre les côtes de Malaisie et du Vietnam, il a changé de cap, vers l'ouest, à l'opposé de son plan de vol, et ses systèmes de communication ont été désactivés "de manière délibérée" selon les autorités malaisiennes.

- Crise en plein vol? -

Ces éléments ont placé les pilotes au centre de l'enquête mais les investigations menées jusqu'ici n'ont rien donné de probant sur ces deux hommes. Les antécédants des passagers ont eux aussi été passés au peigne fin, là encore sans résultat.

Trois scénarios ont été évoqués pour tenter de comprendre cette disparition, considérée comme l'un des plus grands mystères de l'aéronautique moderne: un détournement, un sabotage par les pilotes, une crise d'une extrême gravité en plein vol qui a laissé l'équipage incapable d'agir tandis que l'avion volait sous pilote automatique pendant huit heures, jusqu'à épuisement de son carburant.

Critiquée pour sa gestion de la crise, son opacité et ses informations contradictoires, la Malaisie a insisté sur la nécessité de vérifier la nature des objets repérés par images satellite.

"Tant que nous ne sommes pas certains d'avoir localisé le vol MH370, les opérations de recherche et de secours se poursuivent dans les deux couloirs" sous surveillance: un allant de la Thailande à l'Asie centrale, et l'autre de l'Indonésie au fin fond de l'océan Indien, a insisté le ministre des Transports, Hishammuddin Hussein.

Le président américain Barack Obama, attendu en Malaisie en avril, a assuré que la recherche du Boeing était une "priorité absolue" pour les États-Unis.

Le gouvernement de Malaisie a demandé au FBI d'analyser les fichiers électroniques qui avaient été effacés le mois dernier d'un simulateur de vol saisi au domicile du commandant du Boeing 777.

Source : AFP

AFP
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