Lévezou Sud-Aveyron

Didier Auriol : 20 après, "l'envie d’être au top reste intacte"

  • Eternel passionné du sport automobile, Didier Auriol prendra en mai le départ d'un rallye en Nouvelle-Zélande.
    Eternel passionné du sport automobile, Didier Auriol prendra en mai le départ d'un rallye en Nouvelle-Zélande. ML - ML
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Il y a 20 ans, le Millavois Didier Auriol devenait champion du monde des rallyes. Une première dans l’histoire du sport automobile français. Rencontre avec cet éternel passionné.

Il y a 20 ans, le Millavois Didier Auriol devenait champion du monde des rallyes. Une première dans l’histoire du sport automobile français. Rencontre avec cet éternel passionné qui a retrouvé, début mars, le volant d'une voiture de course sur la base d’essais d’Estaing.

Cette année marque le 20e anniversaire de votre titre de champion du monde. Vous y pensez souvent ?

Ça me travaille depuis toujours. Je n’y pense pas plus, si ce n’est que j’ai cela dans la tête un peu chaque jour... Il y a un manque réel, car j’ai eu la chance de vivre une passion exceptionnelle. Ce fut mon travail 24h/24. Quand on arrête, on peut faire plein de choses, mais on n’a plus cette passion. On ne la retrouve pas. On ne maîtrise pas aussi bien sa vie. On arrive même à avoir de la frustration dans tout ce que l’on fait.

Vous semblez nostalgique de ces années au haut niveau...

Mais je suis nostalgique ! Il y a tellement peu de gens qui ont la chance de vivre de leur passion. Quand tout s’arrête, on se cherche un peu. Je ne retrouve pas ce plaisir que m’a procuré le sport automobile. Même si les choses sont intéressantes. Quand on arrête, on se concentre peut-être plus sur sa famille, on rattrape le temps perdu. On essaye de donner un peu plus.

Votre passion pour le sport automobile est-elle toujours intacte ?

Il y a toujours cette envie d’être au top. Mais j’ai 55 ans et ce n’est plus pareil. Il faut se rendre à l’évidence : on ne peut pas être le pilote que l’on a été. Même si on a envie de cette confrontation. Faire un rallye du championnat du monde avec une voiture au top me plairait. Me dire: «Ok, j’ai 55ans, mais je suis à combien derrière les jeunes?». Une seconde, deux secondes? Pour le plaisir de se tester. Mais aujourd’hui, c’est pratiquement impossible. Je suis le passé dans le sport automobile, mais peut-être l’avenir dans l’historique (rires).

Justement, on vous a vu, ces dernières années, sur des courses de voitures historiques...

Je continue de courir. On me sollicite, surtout cette année (rires). En avril, j’ai un projet sur une Lancia 037, en mai, je serai sur un rallye en Nouvelle-Zélande. J’essaie de répondre favorablement à partir du moment où je suis assuré de connaître la voiture. L’important pour moi, aujourd’hui encore, est de bien sentir la voiture, la tester, la régler. Je veux piloter, être en recherche de plaisir. C’est la raison pour laquelle je refuse beaucoup de choses.

Vous étiez réputé pour être très pointilleux. Est-ce toujours le cas ?

Le souci du détail ne se perd pas. On a toujours envie d’être parfait partout. J’ai aussi mon copilote, Denis Giraudet, ça fait partie du plaisir de monter dans la voiture. J’aime ce contact, celui avec monteam, mes ingénieurs. Aller tous dans le même sens, sentir les vibrations du public...

Aujourd’hui, nourrissez-vous un regret Celui, peut-être, de ne pas avoir couru un Dakar ?

C’est vrai, j’aurais aimé partir en rallye-raid. J’ai eu l’opportunité chez Mitsubishi à la fin des années 90. C’était trop tôt. Puis cela s’est représenté avec Nissan quelques années plus tard. J’avais signé un contrat de trois ans avec eux, mais ce contrat dépendait des résultats des pilotes de l’année en cours. Cette année-là, McRae casse, Vatanen casse. Et mon contrat, lui aussi, s’est cassé. J’avais pourtant fait des essais concluants chez Nissan dans le désert de Namibie. J’avais compris la conduite sur sable. Et puis j’aime encore avoir le casque sur la tête et partir à l’aventure... Au rayon des regrets, il y aura surtout le fait de ne pas avoir gagné chez Peugeot, à l’époque de notre collaboration (en 2001). Mais on ne refait pas l’histoire.

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