Rythmes scolaires : «Une réalité qui ne colle pas»

  • "L’enfant n’est plus au centre des préoccupations du gouvernement", déplore J.-L. Grimal.
    "L’enfant n’est plus au centre des préoccupations du gouvernement", déplore J.-L. Grimal. José A. Torres / José A. Torres
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Manifestation. À l’appel de l’Association des maires, une centaine d’élus et des parents d’élèves se retrouvent, ce matin devant la préfecture, pour manifester contre la réforme des rythmes scolaires. Les maires assurent toutefois faire le nécessaire pour la mettre en place.

Une centaine de maires, accompagnés par des parents d’élèves, vont manifester ce matin à 10h30 devant la préfecture "leur colère" à l’encontre des nouveaux rythmes scolaires. Le président de l’Association départementale des maires de l’Aveyron (ADM 12), Jean-Louis Grimal, estime "que sur le plan financier, le compte n’y est pas".

Recrutement difficile

Par ailleurs,"les maires des petites communes font aussi remonter des difficultés de recrutement et de qualification des personnels d’encadrement. Mais également de transports scolaires ou encore de locaux", précise-t-il. Et ce malgré le décret du 7 mai de Benoît Hamon autorisant des "expérimentations" sur les rythmes scolaires, accordées pour trois ans.

Décret ouvrant aussi la possibilité d’organiser les cours sur huit demi-journées (au lieu de neuf dans la réforme de Vincent Peillon, avec au moins cinq matinées de classe, à raison de 6heures de cours maximum par jour et de 3h30 par matinée contre 5h30 et 3heures initialement).

À l’origine, il s’agissait d’aider les 6% de communes (notamment rurales) ayant de vraies difficultés à passer aux quatre jours et demi. Selon le président de l’ADM 12, 95% des élus du département ont rendu leurs propositions concernant les rythmes scolaires à l’Académie.

"Pas de politique"

"C’est une bonne moyenne, mais entre le papier et la réalité, ça ne colle pas", soutient ce dernier, qui assure toutefois que "l’ensemble des maires du département va faire en sorte de mettre en place cette réforme". "Le bien-être de l’enfant n’est plus au centre des préoccupations du gouvernement, déplore par ailleurs Jean-Louis Grimal. Nous sommes pour une réforme de l’école, mais plus en profondeur. Repartir sur de nouvelles bases comme par exemple revoir les programmes scolaires."

Avec la débâcle socialiste aux municipales, la situation s’est encore compliquée pour la mise en place de cette réforme, qui repose en partie sur la bonne volonté des équipes municipales. À la question de savoir si les nouveaux édiles ne vont pas faire machine arrière dans les communes où le dispositif est en place, Jean-Louis Grimal répond: "À ce niveau-là, nous ne faisons pas de politique". 

PH.H.
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