Lévezou Sud-Aveyron

Festival alternatif et itinérant, «Satourne» va camper en Sud-Aveyron

  • Plusieurs dizaines de musiciens et plasticiens prennent part à cette aventure artistique pour le moins originale.
    Plusieurs dizaines de musiciens et plasticiens prennent part à cette aventure artistique pour le moins originale. Repro CP -
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Art et partage. Ce festival pas comme les autres prend la route, aujourd’hui, avec bus et caravanes. Il fera étape à Montjaux, du 26 au 30 juillet. Autour de sa scène en forme de cube et de son chapiteau, «Satourne » réunit plusieurs dizaines de musiciens et de plasticiens.

C’est un festival pas comme les autres. Imaginez quelques dizaines d’artistes, musiciens et plasticiens, qui décident d’autofinancer un festival et de prendre la route. Pendant plus d’un mois. De l’Yonne au Cher, en passant par l’Aveyron et les Pyrénées catalanes.

La belle et originale histoire de «Satourne». Ce festival alternatif a vu le jour en 2012. Il prend la route aujourd’hui jeudi 10 juillet, des Cerisiers, près de Sens, jusqu’au jeudi 14 août, au château de Meillant, dans le Cher. Et comme l’été dernier, ce village itinérant de musique, d’art et de partage fera étape, à Montjaux, dans le Sud-Aveyron, du samedi 26 au mercredi 30 juillet. 

Labellisé FFF

Près d’une centaine de musiciens et plasticiens, certains connus d’autres nouveaux venus, prennent part à cette aventure à la fois artistique et humaine, qui se veut une expérience gratuite pour tous, un rapport inédit au public mais aussi un modèle écologique et social. "La force de Satourne, c’est de faire coexister des formations professionnelles émergentes avec des groupes déjà connus du grand public", explique Niktus, le directeur artistique du festival, bassiste et compositeur de musiques de films, vainqueur d’une Victoire de la musique du meilleur concert en 1997, avec le groupe FFF.

37 groupes et 10 plasticiens

De site en site (huit au total), le public découvrira 37 groupes musicaux et 10 plasticiens. «Satourne» a imaginé un village modulaire qui gravite autour de son « cube », une structure métallique qui permet de monter une scène musicale sur tous types de terrains. Son architecture et sa hauteur de six mètres permettent d’y accrocher un fin tissu tendu, sur lequel des vidéastes projettent des animations pendant les concerts.

Un chapiteau abrite des colloques, des discussions et des forums sur les thèmes de l’environnement, du son, de l’art ou de la biodiversité. Un cinéma y prend également place pour diffuser des films inédits, rares et indépendants. Un mur vidéo et un dispositif sonore de multidiffusion servent de décor à l’opéra Romantica, Romantica ainsi qu’au spectacle Dark Blue Orchestra et à d’autres expériences de musique et d’images.

Une scène acoustique accueille également, de jour comme de nuit, des animations éducatives et ludiques, en direction des enfants et des curieux de tous âges. Mais le village itinérant de «Satourne», c’est aussi de la cuisine locale (en partenariat avec les associations Food truck en mouvement et Les Incroyables comestibles); une friperie, constituée de vêtements retouchés et customisés; une zone de relaxation (où l’on pratique du yoga, du taï-chi et des massages, avec des professionnels bénévoles); ainsi qu’un espace de créations plastiques, où se retrouvent photographes, créateurs de lumières, sculpteurs sur matériaux recyclés et autres peintres.

La réalisatrice Brigitte Coscas est également du voyage, afin d’enregistrer la bande originale de son dernier long-métrage Lucie avec Nicolas Niktus Baby et le collectif de musiciens du festival. Chaque site occupé est composé d’un espace de camping, et du nécessaire hygiénique dans le respect de l’environnement, sur lequel les spectateurs peuvent planter leurs tentes. Ainsi tourne «Satourne.»

Joël Born
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