Rodez

Musée Soulages : déjà 100 000 visiteurs

  • Depuis l'ouverture de Soulages, le public se presse au guichet du musée.
    Depuis l'ouverture de Soulages, le public se presse au guichet du musée. - Joel Born
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Depuis son ouverture, le musée consacré à l’œuvre de Pierre Soulages ne désemplit pas. Le cap des 100000 visiteurs a été franchi, mardi après-midi. Un succès qui dépasse toutes les espérances.

C’est indéniable. Il suffit de se promener dans les rues du centre ancien ou de se poser à la terrasse d’un bistrot de la place d’Armes pour s’apercevoir très vite des effets positifs du musée Soulages. Le nouveau phare culturel de la ville et du département tout entier draine de nombreux touristes français et étrangers, insufflant à la cité ruthénoise un parfum de renouveau et de dynamisme. Preuve de cet engouement populaire, le maire et président du Grand Rodez, Christian Teyssèdre, a accueilli, hier après-midi, le 100000e visiteur, après seulement deux mois et demi d’ouverture.

Venu de Toulouse avec son épouse Lou et ses enfants, Emmanuel Tricoire a découvert Pierre Soulages, il y a de cela une quinzaine d’années, lors d’une exposition à Cajarc. Impatient de s’attarder plus longuement devant les œuvres du maître de l’Outrenoir, dont ses brous de noix, il s’est intéressé, dès le début, au projet du musée ruthénois et il confirme tout l’intérêt qu’il suscite auprès de nombreux Toulousains. Évidemment surpris par l’accueil qui lui fut réservé, ce visiteur particulier, qui devait poursuivre son escapade aveyronnaise dans le village de Conques, s’est vu remettre plusieurs ouvrages consacrés à Pierre Soulages, ainsi qu’un abonnement annuel pour le musée ruthénois.

Autant dire que ce succès conforte les élus dans leur choix, Jean-Michel Cosson, le vice-président du Grand Rodez en charge de la culture, se félicitant du rejaillissement sur les deux autres musées de la ville. Le nombre d’entrées a été multiplié par trois à Fenaille, par deux à Denys-Puech. Au-delà de ce satisfecit général, l’important sera maintenant de durer. Jean-Michel Cosson en est parfaitement conscient. Pour cela, "il faudra être bons sur les expos temporaires et la communication", avec la perspective d’un possible focus supplémentaire, qui pourrait être apporté, l’an prochain, par le Tour de France. De la même façon, certaines critiques, comme le manque d’amplitude horaire ou l’absence de nocturnes, devront être prises en considération.

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