Ebola: Bruxelles demande des "éclaircissements" à l'Espagne

  • La ministre espagnole de la santé, Ana Mato, le 6 octobre 2014 lors d'une conférence de presse à Madrid
    La ministre espagnole de la santé, Ana Mato, le 6 octobre 2014 lors d'une conférence de presse à Madrid AFP - JAVIER SORIANO
Publié le , mis à jour

La Commission européenne a demandé des "éclaircissements" à l'Espagne pour détecter la faille dans son système de santé qui a permis la contamination par le virus Ebola d'une aide-soignante d'un hôpital madrilène, a indiqué mardi un porte-parole.

"La Commission européenne a envoyé lundi un message au ministère espagnol de la Santé pour obtenir des éclaircissements" sur ce qui a rendu possible cette première contamination hors d'Afrique, a expliqué le porte-parole, Frédéric Vincent.

"Il y a évidemment eu un problème quelque part", alors que les Etats membres de l'UE sont censés avoir mis en place des procédures nationales précises et coordonnées au niveau bruxellois pour prévenir l'entrée du virus sur le territoire européen, a-t-il souligné.

L'aide-soignante avait traité deux missionnaires infectés par la fièvre hémorragique Ebola et décédés depuis, avant de contracter elle-même le virus, a annoncé lundi le gouvernement espagnol.

Malgré ce cas, "il n'y a pas d'inquiétude" à la Commission, la propagation du virus Ebola "en Europe reste hautement improbable", a déclaré M. Vincent.

L'exécutif bruxellois espère que l'Espagne pourra soumettre dès mercredi de premières réponses à l'examen du Comité de sécurité sanitaire. Ces derniers mois, cette instance européenne de coordination et d'échange d'informations "se réunit toutes les semaines sur Ebola, sa réunion de mercredi sera consacrée au cas espagnol", a précisé M. Vincent.

Le problème survenu, quand il sera identifié, "servira de leçon aux autres" pays, a-t-il souligné. D'autant que l'hôpital où la quadragénaire a été contaminée "est censé être un hôpital de référence" contre Ebola, et pouvoir accueillir si besoin est des ressortissants européens.

"Mais cela peut prendre du temps, les autorités espagnoles cherchent elles-mêmes à comprendre, il faut retracer tout l'historique" du cas, a-t-il souligné.

L'aide-soignante a été admise dans une unité spécialisée de l'hôpital d'Alcorcon, dans le sud de Madrid, après deux tests positifs au virus Ebola. Elle s'était sentie mal le 30 septembre mais n'avait consulté un médecin que dimanche, au retour de ses congés. Une trentaine de personnes qui ont été en contact avec elle sont désormais suivies par les autorités sanitaires.

Source : AFP

Centre Presse Aveyron
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