Tourisme

L'effet Soulages n'aura pas suffi au tourisme aveyronnais

  • Le ciel chaotique de l’été n’a pas arrangé les affaires des professionnels...
    Le ciel chaotique de l’été n’a pas arrangé les affaires des professionnels... Illustration Centre Presse Aveyron / Illustration Centre Presse Aveyron
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Économie. L’enquête du Comité départementale du tourisme sur la saison touristique en Aveyron vient de rendre son verdict. Comme redouté, elle laisse un sentiment mitigé. Heureusement, Soulages...

Cette année, le bilan estival du tourisme en Aveyron, c’est un peu comme un tableau de Soulages. Suivant l’endroit où l’on se trouve, on ne voit pas tout à fait la même chose. Ainsi, à Rodez, on n’a pas tout à fait la même perception de la saison touristique que dans la campagne aveyronnaise.

Alors que les élus du Grand Rodez ne peuvent que se satisfaire de l’été exceptionnel qui vient de s’écouler, pour ceux du Comité départemental du tourisme (CDT) c’est tout tranché : "2014 n’est pas un grand millésime". Les derniers chiffres recensés lors de l’enquête effectuée auprès des professionnels du tourisme laissent en effet apparaître que c’est une saison "à vite oublier". "La dégradation des conditions météorologiques par rapport à l’an passé, la crise qui plombe depuis plusieurs mois l’économie de notre pays et qui n’épargne plus les filières de tourisme, tout comme le budget serré des vacanciers, apparaissent comme les principaux facteurs ayant eu un impact négatif sur la fréquentation touristique", explique-t-on du côté du CDT de l’Aveyron.

L’éclaircie provient de Soulages

Dans ce triste tableau, la seule éclaircie provient du musée Soulages. Pour 54% des professionnels interrogés, il a bénéficié à la fréquentation du département. Et 73% d’entre eux estiment que ce musée profitera à l’image de l’Aveyron. Globalement, la saison a donc été tristounette dans le département. Pour nombre de professionnels, le mois de juillet a été épouvantable. 54% des professionnels interrogés ont noté une fréquentation inférieure à l’an passé et 26% une stabilité. En juin, une baisse de fréquentation de 44% était déjà enregistrée.

Il faut en effet attendre les mois d’août et septembre pour voir la tendance s’inverser quelque peu avec, grosso modo, plus de 65% des professionnels notant une hausse ou une stabilité de fréquentation. Au final, 55% des professionnels ne sont que moyennement ou pas du tout satisfaits de la saison 2014. Mais c’est toujours mieux que l’an passé. En effet, au sortir de la saison touristique 2013, les hébergeurs et l’ensemble de la profession étaient pour ainsi dire catastrophés. Et déjà, tous comptaient sur un effet Soulages...

Philippe Routhe
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